Histoire de La Réunion année 1793, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1793.

Histoire de La Réunion année 1793

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18 février 1793, l'assemblée coloniale arrête les bases de la constitution et de l'organisation provisoire de la colonie.

19 mars 1793. La Convention Nationale décide, sur la proposition de Gaspard Monge, alors ministre de la marine, de rebaptiser l'île.

Gaspard Monge Ministre de La Marine


L'île Bourbon devient L'île de la Réunion

L'île Bourbon devient donc L'île de la Réunion, en effet, après la chute de la royauté, le 10 août 1792, l'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, il devient inconvenant, pour une partie du territoire de la République, proclamée le 21 septembre 1792, de garder un nom rappelant la dynastie honnie. Jean Baptiste Vigoureux, Comte Duplessis royaliste, gouverneur de Bourbon refuse d'apposer sa sanction au décret au motif qu'il ne lui est pas parvenu officiellement. Partisans et adversaires du changement s'affrontent. En réalité, derrière le problème de changement de nom de l'île se cache une sourde lutte, pour la maîtrise du pouvoir, opposant les sans-culottes au gouverneur. La décision officielle du changement de nom arrive fin 1793 dans l'île, Duplessis par obligation accepte le changement de Bourbon pour l'île de la Réunion.

3 avril 1793, Ordonnance de l'assemblée coloniale créant des tribunaux de première instance et d'appel électifs. Le Conseil supérieur et la juridiction royale qui, de temps immémorial, distribuaient la justice à Bourbon, furent supprimés et remplacés par un tribunal de première instance et un tribunal d'appel dont les membres étaient élus par le peuple.

11 avril 1793. Avant la révolution, la métropole avait pris à sa charge les dépenses de la colonie. Pendant la durée de onze années, elle n'y envoya aucun secours. Les finances étaient dans l'état le plus déplorable. Il n'y avait pas de numéraire en circulation ; la monnaie était devenue si rare, que les habitants ne pouvaient même plus acheter les denrées le plus communes. Pour satisfaire aux nécessités de cette situation désastreuse, l'Assemblée coloniale fut contrainte de créer un papier-monnaie dit de confiance et d'échange. Il en fus émis pour une somme de 400 000 livres tournois en billets de 20 sous à 50 livres. Plus tard, on suppléa au défaut de numéraire par des bons de dépôt : c'étaient des reçus que l'on délivrait aux habitants en échange de denrées, telles que café, girofle et coton, qu'il fournissaient dans les magasins publics des principales communes et qui tenaient lieu d'argent.

1793, on vendit les biens ecclésiastiques, dont on n'excepta que le presbytère et le jardin attenant pour l'usage du curé. Car le culte catholique, que l'on avait aboli en France, fut toujours suivi à La Réunion même aux époques les plus orageuses de la Révolution. Ces biens, en exécution d'un précédent arrête de l'assemblé coloniale du 7 décembre 1791, furent mis à la disposition de la nation, à la charge d'en affecter spécialement le produit de la vente aux frais du culte, à l'entretien de ses ministres et à la formation d'une maison d'éducation publique. D'après la déclaration faite à l'Assemblée par le commissaire civil Tirol, le produit de la vente des biens du clergé s'éleva à deux millions de livres environ.

10 mai 1793, application à la colonie de la loi du 20 septembre 1792, qui établit des officiers de l'état civil. Les registres, tenus précédemment par les curés des paroisses, leur furent retirés sur inventaire.

21 juin 1793, l'assemblée coloniale vote l'organisation de la colonie. C'est une société nouvelle qui émerge où les liens avec l'Isle de France sont redéfinis. De nouveaux rouages sont mis en place, des règles nouvelles s'imposent, des instances s'affirment. Mais à partir du second semestre de 1793, la situation se dégrade, les tensions politiques sont de plus en plus vives, les difficultés économiques et financières plus saillantes.

22 juin 1793, Loi d'organisation coloniale votée par l'assemblée. Cette loi annihila en grande partie les pouvoirs des gouverneurs, qui jusqu'en 1803 ne furent plus, pour ainsi dire, que des commandants militaires.

1793, l'assemblée coloniale, pour réussir les réformes à besoin d'argent, rejetant totalement l'impôt direct, elle opte pour la taxation à l'entrée de l'île des Noirs de la traite, de la plupart des marchandises et particulièrement des boissons alcoolisées, et à la sortie des denrées coloniales.

C'est dans ce contexte que les clubs révolutionnaires font une apparition, notamment les démagogues, connus sous le nom de Sans-culottes, ils vont avoir une influence croissante. " Quand les principes démocratiques qui dominaient en France firent invasion dans la colonie, des sociétés populaires s'établirent dans toutes les communes de l'île. Des hommes qui jusqu'alors n'avaient pris aucune part aux affaires publiques, les discutèrent avec une entière liberté. C'était étrange et curieux spectacle que ces réunions démagogiques où l'on parlait d'égalité et de la souveraineté du peuple au milieu d'une population d'esclaves ! ... Parmi ces clubs, il en était cependant qui n'acceptaient du dogme de la liberté que ce qui se conciliait avec le respect de la propriété et la tranquillité du pays, celui de Saint-André était de ce nombre. Cette commune fut administrée longtemps par un homme habile qui inspirait la confiance la plus illimitée aux habitants de ce quartier. Ceux-ci, pour la plupart, repoussaient les doctrines républicaines et tenaient à la monarchie sous laquelle ils avaient vécu. Ils furent plus d'une fois signalés et traités de Vendéens. L'arbre de la liberté qui avait été inauguré dans cette commune fut abattu et l'assemblée coloniale alors ordonna la démolition de son église... Afin de contre-balancer l'influence des clubs anarchistes, des hommes modérés établirent la Société des Amis de l'ordre, qui sous la présidence de M. Jean François Azéma, rendit d'éminents services à la colonie. Cette société conservatrice fut emportée aux époques orageuses de 1793, où l'on vit surgir une populace qui domina par la terreur ... Ils correspondaient avec des individus de la même trempe qu'eux, établis à l'Isle de France, et enlaçaient de la sorte comme d'un réseau l'une et l'autre colonie. Quand ils voulaient se défaire des citoyens qui leur faisaient ombrage, et dont ils suspectaient le civisme, il les dénonçaient à leurs frères de l'Isle de France, qui les faisaient enlever pour les livrer au tribunal révolutionnaire ".


Naissance en 1793 :

1793, naissance de Joseph Martial Wetzell. Polytechnicien ingénieur. Les travaux de Joseph Martial Wetzell révolutionnaire l'industrie sucrière à La Réunion.

1793, naissance de Julien Gaultier de Rontaunay Commerçant, armateur, membre du Conseil colonial et du Conseil privé du gouverneur.


Décès en 1793 :

20 juillet 1793, décès de Antoine Raymond Joseph de Bruni (ou Bruny), chevalier d'Entrecasteaux, gouverneur général des Mascareignes (île de France, île Bourbon et île Rodrigues) de février 1787 à novembre 1789.

13 septembre 1793, décès de Dominique Prosper de Chermont Gouverneur de La Réunion du 8 septembre 1790 au 18 octobre 1792.

25 novembre 1793, décès de François Jacques Bertin Gouverneur de La Réunion du 05 novembre 1763 au 30 mars 1767.

1793, décès de Martin Adrien Bellier Gouverneur de La Réunion du 31 mars 1767 au 30 octobre 1767.



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