Année 1920 histoire de La Réunion.

Histoire de La Réunion année 1920.

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Jules Auber Sénateur de La Réunion
Félix Crépin Sénateur de La Réunion
Frédéric Estèbe Gouverneur de La Réunion


Année 1920 La Réunion.

18 janvier 1920, Jules Auber est élu Sénateur de la Réunion à une élection partielle, en remplacement de M. Félix Crépin, décédé le 13 juillet 1918. Affilié au groupe de la gauche démocratique, principalement attaché aux intérêts coloniaux, il entreprend en 1920 de démontrer l'urgence de donner un statut aux magistrats coloniaux.

1 er février 1920, le navire mixte de la Compagnie havraise péninsulaire, le bâtiment la Ville d'Alger, appareille à 7 heures du matin au port de la Pointe des Galets pour Madagascar. A bord, il y a 162 personnes passagers et équipages. Il y a aussi parmi les marchandises 140 tonnes de charbon et 1 200 barriques de rhum. Le navire de 106 mètres sort du port malgré l'annonce d'un cyclone.

A 16 h 45, à 80 milles au large de La Réunion, un incendie éclate à bord. Il se propage au rhum et les barriques explosent, alimentant le feu qui embrase tout le navire. L'ordre d'évacuation est donné et les appels de détresse lancés. La plupart des Créoles ne savent pas nager. L'appel de détresse ne peut être capté à La Réunion qui ne dispose pas de TSF. Il est reçu à l'île Maurice et par la Ville du Havre qui se trouve dans le port de Tamatave à Madagascar. Ce bateau tente une sortie mais compte tenu de la météo n'insiste pas et rentre à Tamatave. Après neuf jours de dérive dans un canot en plein cyclone, sans vivre et sans eau, 23 rescapés, sous la direction du second Guirwach, atteindront Madagascar. Ils débarquent exténués à 15 km de Foulpointe, le lundi 9 février 1920. Les neuf marins et les 14 passagers ont survécu en recueillant l'eau de pluie cyclonique. 21 autres seront recueillis par le Persépolis des Messageries maritimes, au nord de Tamatave. La ville d'Alger sera retrouvée drossée sur les îles Levens, proches de Madagascar. Construite en 1914, elle n'avait que six ans. Sur le site : Histoire maritime de La Réunion.

27 juillet 1920, le nouveau gouverneur Frédéric Estèbe débarque à La Réunion par le paquebot Le Chili et arrive par train spécial à Saint-Denis. Il remplace Victor Jean Brochard qui a effectué un intérim de plus d'an an à la tête de la colonie. Estèbe devra faire face pendant son mandat à des problèmes importants pour l'avenir de La Réunion.

Octobre 1920, Dans un discours au Conseil général Frédéric Estèbe aborde le problème de la surrémunération des fonctionnaires métropolitains. " quel est le fonctionnaire de La Réunion qui, de gaieté de cœur, consentirait à changer de colonie s'il n'avait en perspective des avantages plus considérables que ceux dont il jouit sur place ? N'est-il pas juste, dans ces conditions, qu'à égalité de grade, un fonctionnaire expatrié soit mieux rémunéré que son collègue servant dans son pays d'origine où il a des parents, des amis et souvent des intérêts personnels. " Frédéric Estèbe fera la différence entre les fonctionnaires métropolitains et les agents locaux. Les premiers toucheraient leur solde plus une majoration de 65 % alors que les cadres locaux bénéficieraient seulement d'une indemnité de vie chère remplacée bientôt par une indemnité de zone soit 600 F / an pour les 1 440 agents rétribués sur le budget local.

1920. L'île connaît pour la première fois une contribution nouvelle : l'impôt sur le revenu dont le produit pour l'année 1920 est estimé à 500 000 F.

1920. Estébe condamne les tribunaux " qui semble porté à appliquer avec trop de mansuétude les lois spéciales contre l'ivresse ". En 1919 / 1920 on a consommé 1 415 000 litres de rhum dans l'île.

1920, Robert de Kervéguen décide de quitter définitivement La Réunion pour rentrer en métropole. Il liquide son important patrimoine, l'essentiel du secteur sucrier de La Réunion passe alors sous contrôle des capitaux extérieurs. C'est la Compagnie Foncière Maurice-Réunion Limited, détenue par des Mauriciens, qui rachète ces domaines.


Décès en 1920 :

1920. Mort du célèbre bandit Zitte, celui-ci sévit en 1919 dans la région des Hauts de Saint-Paul et de Mafate, vols et assassinats. Les Réunionnais comme à l'époque de Sitarane, sont terrifiés. Recherché par les forces de l’ordre, Zitte se cache chez sa sœur à Marla. La police informée de sa cache se rend sur place, il est grièvement blessé pendant l'enbuscade et arrêté. Il est mort pendant son transport à Hell-Bourg. Avant de l'enterrer dans le cimetière d'Hell Bourg, Zitte et décapité, sa tête est portée à Saint-Denis pour identification. Elle est enterrée dans une des trois tombes qui forment le petit espace hors du cimetière de l’Est à Saint-Denis, au carré des condamnés à morts. Selon la légende : l’âme de Zitte est condamné à errer, elle ne retrouvera pas le repos tant que sa tête ne sera pas réunie à son corps.

20 juillet 1920, décès de Félix Guyon à Paris. Jean Casimir Félix Guyon a laissé son nom dans l'anatomie francophone en décrivant le canal ulnaire (ou cubital) au poignet qui fut par la suite appelé "canal de Guyon" et par dérivation les pathologies en découlant comme le syndrome de la loge de Guyon. Tous les chirurgiens francophones connaissent ce nom, mais aucun ne le rattache à un réunionnais.

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