Bernardin de Quimper Gouverneur. Personnage célèbre de l'île de La Réunion 974

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Bernardin de Quimper.

Gouverneur de La Réunion : de janvier 1680 au 23 novembre 1686.

 

Gouverneur précédent :: Germain de Fleurimont Molinier :: Gouverneur suivant :: Jean-Baptiste Drouillard

 
     
 

Bernardin de Quimper, né en 1634.

Après la mort mystérieuse de Germain de Fleurimont, les citoyens de Bourbon élisent Bernardin de Quimper en janvier 1680, au poste de gouverneur.

Le capucin Bernardin de Quimper est arrivé dans l'île en mai 1676, à bord du Saint-Robert, c'est le seul prête de Bourbon.

Si les colons le choisissent comme gouverneur, c'est tout simplement parce que l'homme est instruit. Ses lettres et ses rapports en font foi ; la Bibliothèque nationale conserve de lui les plans qu'il a dressés de Madère et de San Thomé. De plus, son esprit pratique, sa connaissance des hommes, son énergie ainsi que son expérience font de lui l'homme de la situation en dépit de sa santé précaire.

Bernardin de Quimper a la foi dans le travail et dans l'avenir de l'île. Il encourage l'agriculture. Innovateur et pragmatique, il souhaite obtenir le procédé d'extraction du sucre pour que la canne utilisée à faire de l'alcool de mauvaise qualité jusqu'à ce moment, puisse contribuer au développement de l'île. Ceux qui cultivent la canne à Bourbon, se content d'extraire le jus de canne pour le transformer, par fermentation, en un alcool grossier : l'arack.

Les rotations des vaisseaux français desservant l'île se font de plus en plus rares.

De 1680 à 1686, seuls trois vaisseaux firent escale à Bourbon.

Aux environs de 1680, un navire qui croise entre les Indes s'y arrête, apportant du riz sur l'île, offrant à quelques habitants la possibilité de repartir.

Du 1er octobre au 1er novembre 1681, le Soleil d'Orient, un navire qui acheme au Roi de France des présents du Roi de Siam, y jete également l'ancre. Le bateau s’accorde une courte escale à Bourbon ( La Réunion ). Le temps de se rafraîchir : il reconstitue ses réserves d’eau douce, de gibier et de fruits. Débarque à Bourbon par Le Soleil d'Orient, Manuel Texere, ancêtre de tous les Técher réunionnais.

Enfin, le Président, à son retour de Pondichéry, fit halte à Bourbon.

L'île survit par le trafic des habitants avec quelques vaisseaux étrangers de passage. Ainsi avec Le césar et La Couronne, deux vaisseaux Anglais, les habitants arrivent à troquer du tabac et des vivres en échange de 160 chemises de toile bleue. Elles servirons à habiller les gens pendant deux ans.

La situation financière de la Compagnie des Indes à cette époque n'était pas au mieux. Ce qui explique l'abandon des colons des Mascareignes.

 

Navire Le Soleil D'orient

Louis XIV

 

 
 

Le 8 mai 1675, sur ordre du Roi, Louis XIV, une assemblée générale de la Compagnie a lieu au Palais des Tuileries. Le bilan est sans ambiguïté : les pertes de celle-ci dépassent bel et bien les quatre millions donnés par le Roi. Et depuis le 10 août 1678, la paix de Nimègue avec les Hollandais n'arrange pas non plus la situation, puisque dorénavant, les navires ont l'autorisation de croiser par le Cap de Bonne Espérance et d'y faire escale pour s'y approvisionner, laissant Bourbon pour compte.

Pour se sortir de cette mauvaise passe pécuniaire, un arrêt du Conseil d'État du Roi, en date du 6 janvier 1682 autorise les particuliers, pour cinq ans uniquement, à faire le commerce des Indes, à condition de se servir des vaisseaux de la Compagnie et de payer le fret. La Compagnie des Indes vient de perdre son monopole.

Bernardin de Quimper va prendre ce problème d'approvisionnement à Bras le corps. Il introduit le coton, il vulgarise la technique du filage pour rendre l'île moins dépendante de la France. Il ramène la paix civile et la convivialité chez les colons.

En revanche, il entreprend en vain de combattre le marronnage par la prédication. A regret il est contraint d'user de répression violente. Il est dit qu'aux Noirs voulant s'insurger, il fera couper le "pied aux uns et le poignet aux autres". Cette démonstration d'expéditive justice valutà l'Isle quelques années de paix.

La mort de Colbert le 6 septembre 1683 fait peser des risques sur l'avenir de la Compagnie des Indes.

A Versailles beaucoup intriguent pour briguer le poste de gouverneur de Bourbon.

Bernardin souffrant attend un vaisseau pour quitter l'île. L'occasion se présente lors de l'aiguade du Saint-François d'Assise. Il quitte l'île le 30 novembre 1686, après avoir convaincu un passager, Jean Baptiste Drouillard pilote de La Compagnie des Indes, de prendre temporairement l'administration de l'île.

Avant son départ pour la France, le Père Bernardin fera un recensement des habitants :

La population totale est de 291, répartie comme suit :

- Blancs 102.
- Négresse indo-portugaise 14.
- Noirs indiens 12.
- Métis 92.
- Malgaches ( dont 14 femmes mariées à des Français ) 71.

 

Lors de sa traversée pour La France, Bernardin de Quimper commence à rédiger son Mémoire sur l'île et dresse pour le Roi un rapport de la situation à Bourbon. Des considérations économiques y sont consignées : "bois tabac, aloès, coton, cannes à sucre sont de qualité supérieures à Bourbon", souligne-t-il. Des requêtes précises sont effectuées, comme par exemple la nécessité de faire venir des outils ainsi que des colons qui puissent exercer un métier.

A Versailles, il est écouté. Le Roi nomme enfin un gouverneur en la personne de Vauboulon. Ils embarquent ensemble sur le Saint-Jean Baptiste pour retrouver Bourbon.

Bernardin obtient le 8 mars 1689, le titre officiel de Curé de Bourbon.

Le 27 mai 1689, quelques jours avant l'arrivée du vaisseau à la Baie de Tous les Saints, Brésil, il décède. Son corps est immergé.

 

 

 

 
 
   
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