Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier gouverneur de Bourbon. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier.

Gouverneur de La Réunion du 6 avril 1815 au 30 juin 1817.

 

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L'île Bourbon, Anglaise est restituée Officiellement à la France, le 2 avril 1815.  
   
 

Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier est né le 20 juillet 1770 à Paris.

Il est le fils de Jean Baptiste Charles Bouvet, gouverneur des îles de France et de Bourbon, et de Marie Madeleine de Léaumont Hyacinthe.

Il servit d'abord dans l'infanterie et émigra au commencement de la révolution française. Après avoir fait quelques campagnes dans l'armée du Prince de Condé, il se retire en Angleterre.

Son dévouement au service de la maison de Bourbon, détermina les princes à l'envoyer en France, avec le grade d'adjudant général dans l'armée royale.

En 1804, il vint à Paris pour y concourir à l'exécution du plan de George Cadoudal et de Pichegru, et fut arrêté lors de la découverte de ce plan, dont l'objet était le renversement du gouvernement consulaire. Il fit au grand-juge, ministre de la justice, une déclaration qui fut rendue publique, et dans laquelle il reconnaissait le but de la conspiration et la participation qu'il y avait eue. Condamné à mort, il obtint sa grâce, à la sollicitation de Madame Murat, sœur de Bonaparte ; fut détenu pendant quatre ans au château de bouillon, il réussit à s'évader et rejoint les rangs de la Résistance royale en Angleterre en 1813.

Louis XVIII lui réserve un accueil chaleureux à Londres. Il va se prévaloir de cette amitié pour obtenir un poste :

" Si j'en suis réduit à quitter encore une fois la France, trouverez-vous mes prétentions trop élevées si je vous parle du gouvernement de l'île Bourbon ? Mon père, capitaine de vaisseau, l'avait occupé de 1750 à 1763, à la satisfaction du Roi et à la gloire de ses armes, mon nom n'est pas inconnu dans l'Inde... Le grade de colonel que j'ai depuis 1796 permettrait au Roi de me nommer sans faire de jaloux ". Lettre écrite à Malouet, le 18 juillet 1814.

Le Roi Louis XVIII accède à sa demande dès son retour sur le trône de France.

Bouvet de Lozier est nommé gouverneur de Bourbon par ordonnance royale du 27 juillet 1814. L'escadre qui l'emmène dans l'île quitte la France le 15 novembre 1814. Au moment du départ, Bouvet, chevalier de Saint-Louis, décoré de la Légion d'honneur, reçoit le grade de maréchal de camp.

C'est le traité de Paris du 30 mai 1814 qui redonne L'île Bourbon, ( La Réunion ) à La France.

La chute de l'Empire et la charte de 1814.

Affaibli par la catastrophique retraite de Russie en novembre 1812, Bonaparte subit plusieurs défaites militaires en 1813 et début 1814.

Les alliés (dont c'est la sixième coalition ) occupent Paris, qui a capitulé le 31 mars 1814, et exilent l'Empereur, qui a abdiqué lors des adieux de Fontainebleau le 6 avril, sur l'île d'Elbe.

 

 

Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier

Louis XVIII Roi de France

 

 
 

Le 30 mai 1814, Talleyrand signe à Paris avec les alliés un traité par lequel (article 2) :"Le Royaume de France conserve l'intégrité de ses limites telles qu'elles existaient à l'époque du 1er janvier 1792".

L'article 8 stipule "la restitution au roi de France des colonies, pêcheries, comptoirs et établissements en tous genres que la France possédait, au 1er janvier 1792, dans les mers et sur les continents de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Inde, à l'exception des îles de Tobago, Sainte-Lucie, de l'Île de France et de ses dépendances, nommément Rodrigue et les Seychelles, ....cédées à Sa Majesté Britannique, ainsi que la Dominique, ... Malte".

Bouvet de Lozier se rend d'abord à Port-Louis, capitale de l'ancienne Isle de France ( Maurice ), qui reste définitivement anglaise, Il y arrive le 30 mars 1815, pour un tête-à-tête avec l'Anglais Robert Townsend Farquhar, sa première tâche est de négocier le retour de l'île Bourbon à la Couronne de France. Officiellement, l'île est restituée le 2 avril 1815 ; c'est ce qui ressort du tête-à-tête entre les deux hommes.

Le 2 avril 1815 Athanase Bouvet de Lozier arrive à Bourbon, avec une division composée de la frégate l'Africaine et des flûtes la Loire, la Salamandre et l'Éléphant, commandée par le capitaine de vaisseau Jurien. Dès que le gouvernement Anglais eut connaissance de son arrivée, il envoya quatre commissaires : Charles Telfair, Fluker, Carrol et Draker, pour remettre l'île en la possession des autorités françaises.

Cette reprise de possession fut faite avec solennité. Elle eut lieu le 6 avril 1815, à neuf heures du matin. Les troupes françaises se rangèrent en bataille sur la place d'armes de Saint-Denis. Les officiers de la marine, ceux de l'administration et les principaux habitants se rendirent sur la place pour être spectateurs de la cérémonie et témoins de la remise qui fut faire de la colonie. Deux majors anglais, le major Cullen et la capitaine Elliot, et l'inspecteur de police M. Pitois, maintenaient le bon ordre.

Les troupes anglaises étaient sur un des grands côtés, vis-à-vis les troupes françaises. Sur un des côtés latéraux étaient les troupes des banquettes pour les notables invités; sur l'autre côté latéral se trouvait placé le reste du public. Des sentinelles furent postées de manière à n'admettre dans le carré que les commissaires et les officiers. Un grand pavillon blanc fut hissé à l'instant où celui de Sa Majesté Britannique fut amené; l'un et l'autre furent salués de vingt et un coup de canon par les batteries de terre et par la frégate l'Africaine. Tous les bâtiments mouillés en rade se pavoisèrent. Le major William Carrol, ayant proclamé la remise de l'île Bourbon à la France, Athanase Hyacinthe Bouvet proclame à son tour Bourbon terre française. " Jurons d'être fidèles au Roi ", lance-t-il à la foule assemblée sur la place d'Armes à Saint-Denis.

 

MM. Bouvet ( commandant gouverneur ) et Marchant ( commissaire ordonnateur ) adressèrent une proclamation aux colons :

" Le Roi nous a nommés pour reprendre possession de cette île que le malheur des temps avait séparée de la France, et pour reporter parmi vous ce pavillon sans tache, symbole de justice, à la vue duquel l'Europe entière en armes a cessé de combattre, à l'ombre duquel on a vu croître et prospérer cette belle colonie !

Sous l'autorisation de son légitime souverain, la France n'a plus d'ennemis ; ses anciens rivaux sont devenus ses amis les plus sincères ; l'accueil fait au pavillon français, lors de notre passage au Cap, celui qu'il vient d'éprouver à son arrivée dans ces mers, sont des nouvelles preuves des sentiments qui animent la France et l'Angleterre.

Ils sont garants de l'harmonie parfaite qui existera désormais entre les représentants et les autres sujets de Leurs Majestés très chrétienne et Britannique dans cette partie du monde.

Il était impossible que les longues et cruelles convulsions qui ont agité la France ne laissassent aucune trace après elles : nous avons à regretter la perte de l'île de France ! Mes relations entre les deux colonies ne seront plus parfaitement les mêmes, mais seront aussi intimes que celles qui unissent les deux gouvernements.

Bourbon, devenu le point intermédiaire des rapports commerciaux entre la France et les Indes, acquiert aujourd'hui une plus grande importance : sous ce nouvel aspect le gouvernement a connu ses besoins, il y a pourvu dans sa sagesse.

Vous aussi, sujets éloignés mais non moins chéris de Louis le Désiré, vous jouirez donc de nouveau du bonheur qui, sous les lois des Bourbons, fut constamment notre partage.

Habitants de Bourbon, officiers, soldats, dans ce jour solennel qui nous rappelle d'aussi grands souvenirs, jurons d'être à jamais fidèles au Roi sous le sceptre duquel nous sommes tous enfin réunis après tant d'orages, et remercions le Dieu des armées d'avoir rendu l'Europe en paix, à la France son roi légitime, à Bourbon son maître et ses lois !

Vive le Roi ! "

 

Le soir il y eut illumination au jardin public. Des courriers furent expédiés aux divers commandants des quartiers pour leur donner avis du nouvel ordre des choses.

La nouvelle administration de la colonie est mise en place, à côté du gouverneur, commandant militaire pour le Roi, il y a un commissaire-ordonnateur, chef de l'administration civile. Bouvet de Lozier étrenne ce nouveau dispositif avec Marchand comme ordonnateur.

Bouvet va réorganiser l'administration et le système judiciaire pour revenir au satu quo ante. Ainsi, tout habitant, ce terme désigne des Blancs libres par opposition aux esclaves, de 16 à 60 ans doit faire partie des milices et doit s'armer et s'équiper à ses frais.

La compagnie des Invalides, créée le 30 décembre 1772, est transformée en détachement de gardes-côtes, le 8 juillet 1817.

La police intérieure est confiée à une compagnie de maréchaussée ; 66 hommes dont 27 montés sont placés sous la direction d'Henri Bédier de Beauverger.

Bouvet va rétablir les onze anciennes municipalités par l'ordonnance n° 17 du 12 juin 1815. La colonie est divisée en quatre arrondissements de justice de paix subdivisée en onze paroisses avec un conseil municipal ou de paroisse. Ces conseils vont entrer en fonction à partir du 15 juillet 1815 et sont installés par Claude Ozoux, membre du conseil supérieur, et Munier, lieutenant du juge royal.

A cette époque Bourbon commence le développement des plantations de canne à sucre, jusqu’en 1810, la France interdisait aux agriculteurs d’exploiter la canne pour ne pas concurrencer l’île de France. Celle-ci devenue anglaise, Bourbon est la seule à approvisionner la métropole en sucre.

Le 12 juillet 1815, la nouvelle du retour de Napoléon parvient à Bourbon. Les Anglais demandent à Bouvet de Lozier la restitution de l'île, courageusement Bouvet refuse. Le général Bouvet s'alarme plus que tout autre du retour de Napoléon. Il voit dans lui un ennemi personnel, qui ne lui pardonnera pas, s'il triomphe, son attachement pour la familles des Bourbons. Il fait le 12 juillet la proclamation suivante aux habitants de l'île.

Proclamation de Bouvet de Lozier aux habitants le 12 juillet 1815 :

" L' Europe était en paix, Bonaparte quitte l'exil qu'il avait sollicité. L'Europe reprend son attitude guerrière. Si nous ne pouvons considérer que nos intérêts, je vous dirais ; éloignés, restons tranquilles spectateurs d'une lutte où tous nos efforts ne peuvent rien. Mais hésiter est un crime. Vive le roi ! Vivent les Bourbons ! Que ce cri de l'honneur et de la justice soit à jamais dans nos cœurs et dans notre bouche. "

Le 4 octobre 1815, Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier épouse à Sainte-Suzanne, une jeune créole, Céfide Ange Celeste Dejean.

Le même jour le gouverneur de Maurice adresse, à celui de Bourbon, la proposition de remettre provisoirement cette colonie en la possession de Sa Majesté Britannique. Cette dépêche fut apportée au général Bouvet par le capitaine Arthur Farquhar, commandant d'une escadre qui se présenta pompeusement devant la rade de Saint-Denis. Bouvet convoqua extraordinairement, les 6, 7 et 14 octobre, les principaux fonctionnaires publics et plusieurs habitants pour délibérer sur cette proposition, qui fut unanimement rejetée. " Nous préférons la guerre, dirent-ils, à la honte d'une semblable demande. Nous avons résolu et promis de seconder de tous nos moyens les efforts du général pour repousser l'injuste agression de l'ennemi, et de nous imposer avec plaisir les privations qu'un état de guerre peut entraîner avec lui. "

Bouvet entrevit la possibilité que les Anglais attaqueraient Bourbon , colonie française. Il prit les mesures propres à repousser la force par la force. Il fit incorporer le 6 octobre, les hommes de bonne volonté dans les compagnies d'élite, dans les volontaires de Bourbon, dans les dragons ou dans l'artillerie coloniale, et les autres dans les bataillons de milice pour assurer le bon ordre. " Nous sommes en mesure de résister, ajouta le général, et, quoi qu'il arrive, fidèles au roi, à l'honneur, au devoir, nous périrons ou triompherons dans la gloire. "

12 octobre 1815, le général Bouvet fit publier cette proclamation :

" Aux armes, habitants de Bourbon !

J'ai fait mon possible pour éviter la guerre, mais on veut dicter des lois; on ose me demander de livrer aux Anglais la colonie dont le roi m'a confié le commandement. Plutôt périr mille fois ! Dans cette circonstance, j'aurais voulu vous réunir tous auprès de moi, et du moins j'ai pu appeler les principaux de la colonie, les notables de toutes les classes, dans le Conseil il n'y a eu qu'une voix. Repousser l'injustice par la force. En effet, quel Français pourrait hésiter, quand le roi, l'honneur et la patrie l'appellent aux combats !

Sur le champ, et jusqu'à nouvel ordre, toute propriété anglaise sera séquestrée. J'attends par propriétés anglaise celles appartenant à des Anglais de naissance. Les habitants de Maurice n'ont point oublié qu'ils ont l'honneur d'être nés Français : ils ne sont pas nos ennemis.

Nous ne commencerons pas les hostilités, amis au premier coup de fusil ces propriétés seront vendues et employées au frais de la guerre.

Il est ordonné à tous les Anglais habitants de cette colonie de se rendre sur le champ à Saint-Denis, pour de là être envoyés à Maurice. Jusqu'à l'instant de leur embarquement, et à dater de celui de la présente, ils sont et seront sous la surveillance du commissaire général de la police, qui est chargé de leur embarquement.

MM. les commandants de quartiers, de paroisse et de poste empêcherons toute communication avec l'ennemi et le repousseront de tous leurs moyens. "

Grâce à ce langage plein de fermeté et aux dispositions prises, les Anglais n'attaquèrent point et s'en tinrent au vain appareil de leur escadre croisant sur la côte, où le pavillon de la France ne cessa pas de flotter.

Le danger anglais ne disparaît que le 28 octobre 1815 avec la nouvelle de la seconde abdication de Napoléon, le 22 juin 1815, et le retour de Louis XVIII. Le gouverneur Bouvet informe la population. Ce même jour le capitaine Arthur Farquhar met fin au blocus de l'île Bourbon. L'aventure des cent jours se termine bien pour l'île, confrontée à la menace d'une nouvelle invasion anglaise.

31 octobre 1815, le général Bouvet, usant des pouvoirs extraordinaires que lui avait donnés Louis XVIII pendant les cent jours, de déplacer et de renvoyer de la colonie tout officier civil et militaire, sans exception, dont la fidélité lui serait suspecte, destitua de ses fonctions M. Marchand, ordonnateur à Bourbon, et fit emprisonner le contrôleur colonial. Les faits imputés à M. Marchand avaient de la gravité. L'acte de destitution, du 31 octobre 1815 portait qu'il était l'ennemi du gouvernement du roi; que s'attendant à un changement de dynastie, il avait refusé de correspondre avec les ministres de Louis XVIII; que, malgré un arriéré considérable perçu des ventes du magasin et des secours apportés d'Europe, il n'existait point en caisse une somme suffisante pour solder le service courant et les troupes. M. Marchand craignant d'être arrêté, se retira dans un quartier éloigné du chef-lieu et s'embarqua pour la France. Il fut provisoirement remplacé par M. Auguste de Lanux Montjol.

5 décembre 1815, en réjouissance des heureux évènements qui ont ramené le Roi à Paris, Bouvet propose, une illumination générale au jardin du Roi et par toute la ville, puis à 20 heure, un bal à la salle de la comédie.

Le 28 avril 1817, Bouvet promulgue la loi du 8 mai 1816 abolissant le divorce.

Le 30 juin 1817, l'ordre du jour n° 10 du Gouverneur Bouvet de Lozier annonce la remise de l'administration à la colonie pour le 1 er juillet 1817 à Hilaire Urbain de Lafitte du Courteil.

Bouvet est rappelé en France. Par décision du Roi en date du 12 juillet 1817, il sera fait comte.

Il est tué en duel à Fontainebleau le 31 janvier 1825.

 

 

 
 
   
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