Histoire de La Réunion année 1866, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1866.

Histoire de La Réunion année 1866

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1866, les premières expropriations :

La Réunion dans une situation économique désastreuse. Un séisme sucrier déstabilise toute le vie sociale et économique. La production sucrière qui est de 70 000 tonnes en 1862, est de 48 000 tonnes en 1865, et chute à 26 000 tonnes en 1869. A partir de 1866 le non-paiement des annuités par certains emprunteurs oblige le Crédit Foncier Colonial à effectuer les premières saisies. Les grands domaines de Moka à Sainte-Marie et du Bras-Madeleine à Saint-Benoît sont vendus aux enchères. Or personne n’est en mesure d’acquérir ces domaines qui sont finalement récupérés par le Crédit Foncier lui-même. Il n’en faut pas plus pour que certains accusent l’établissement financier de pratiques malhonnêtes.


Mai 1866, révolte des lycéens :

Janvier 1866, Théodore Drouhet est nommé Inspecteur de l’Instruction publique, en remplacement de Louis Crivelli, admis à la retraite. Monsieur Oscar Klein professeur de lycée est alors désigné comme proviseur, c'est le gendre de Monsieur Théodore Drouhet.

Théodore Drouhet.

Une décision très contestée par des notables de la ville, mais aussi par les élèves qui acceptaient difficilement la rigueur disciplinaire exercée par le tandem Drouhet-Klein. De leur côté, les professeurs dénonçaient ce népotisme qui leur était imposé. D’ailleurs, c’est le jour de la cérémonie les installant dans leurs fonctions, le 8 janvier 1866, que survint le premier incident. Le professeur de philosophie, Jugand, ami de longue date de Théodore Drouhet, depuis l’école Joinville où il avait exercé également, fit un discours pour féliciter les nouveaux promus, au nom de ses collègues. Mais onze des cinquante-trois professeurs et maîtres répétiteurs envoyèrent une lettre de protestation au journal conservateur Le Moniteur pour publication. Des professeurs, Firmin Cazamian et M. de Montforand furent à l’origine d’une chanson publiée pour ridiculiser et abattre Drouhet et son gendre. Théodore Drouhet réagit avec subtilité. Il dénonça les faits au directeur de l’Intérieur et à la Commission d’Instruction publique, en apportant par un écrit précis, les preuves que ces deux professeurs étaient bien responsables et exigea des sanctions à leur encontre. Mais à sa grande déception, les autorités ne suivirent pas ses recommandations. Les enseignants concernés ne furent accusés que de légèreté et reçurent simplement un blâme.

Lycée Impérial de Saint-Denis La Réunion

Pendant ce temps, les élèves ne restaient pas inactifs. Ils avaient pris l’habitude de consigner leurs plaintes dans une sorte de cahier de doléances qu’ils nommèrent L’Indépendance, Le samedi 5 mai, à 20 heures, dans une salle d’étude, un dictionnaire fut lancé à la tête d’un surveillant. Une bagarre générale s’en suivit. Les deux cents élèves du Lycée impérial envahirent la rue pour demander audience au directeur de l’Intérieur. Compte tenu de l’heure tardive, il refusa de les recevoir. Théodore Drouhet prit l’affaire en main, il obtient alors du gouvernement, la révocation d'un professeur, la mise à la retraite d'office de trois autres et l'expulsion de quelques élèves. Une fois connues, ces mesures ne firent qu'accentuer le mouvement de révolte. La presse s'empara des événements et réclama une commission d'enquête chargée de faire toute la lumière. Puis, dans un souci d'apaisement, le Gouverneur amnistia les élèves expulsés et cassa l'arrêté du 7 mai. Les professeurs pourront reprendre leurs activités. M. Klein démissionna de ses fonctions de Proviseur. Sa démission est acceptée. L'inspecteur Drouhet se rend en mission en France. Le lycée rouvre ses portes le 11 juin 1866.

22 juillet 1866, Monseigneur Armand-René Maupoint évêque de La Réunion consacre l'église des Colimaçons ou église du Sacré Coeur construite par le marquis Joseph Antoine Sosthènes d'Armand de Chateauvieux, la voûte est terminée, l'autel édifié, plusieurs vitraux sont en places, il ne reste plus qu'à construire le dôme du Sacré coeur.

église des Colimaçons église du sacré coeur

1866, la tombe de Marie Anne Thérèse Desbassyns décédée en 1846, est transférée depuis le cimetière Marin de Saint-Paul, dans le cœur de la chapelle Pointue à Saint-gilles les Hauts. Cette chapelle se trouve sur son ancienne propriété, aujourd'hui Musée de Villèle.

17 décembre 1866, un arrêté accorde à tous les journaux de la Colonie le droit de publier les annonces légales.

1866, fondation de la Société d'assurance Créole.

1866, la ville de Saint-Denis se dote d'un blason. Il fut créé par M. Christol de Sigoyer, Conseiller municipal créole sous le Second Empire. Le blason de la capitale de l'Île de La Réunion évoque d'une façon imagée les différents aspects de l'île. Histoire de la ville de Saint-Denis. Ce blason fit l'objet d'une délibération du Conseil municipal du 13 février 1866.


Naissance en 1866 :

3 juillet 1866, naissance de Ambroise Vollard à Saint-Denis. Collectionneur Marchand d'art.

1er décembre 1866, naissance de Pierre Louis Alfred Duprat Gouverneur de La Réunion du 23 novembre 1913 au 7 juin 1919.


Décès en 1866 :

1er février 1866, décès de Louis Isaac Pierre Hilaire Doret, Gouverneur de La Réunion du 15 avril 1850 au 8 août 1852.



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