Histoire de Saint-Joseph La Réunion.

Histoire de Saint-Joseph La Réunion.

Création de la commune de Saint-Joseph 1785.



                                     Blason de la commune de Saint-joseph île de La Réunion


Sucrerie à Saint-Jospeh


Pont à Manapany


Joseph Hubert Fresque à Saint-Joseph La Réunion

Blason de la commune de Saint-Jospeh.

Les armoiries de la commune : Les trois pailles en queue emblématiques des côtes du Sud sauvages, s'élèvent dans le ciel, dans un seul élan.



Histoire de Saint-Joseph La Réunion.

C'est tout à la fin de l'extension vers le Sud que se situent les premières concessions de la région qui est maintenant Saint-Joseph.

Le territoire qui s'étendait de la Ravine à Panon au Pays Brûlé avait été concédé en partie en 1735, mais le pays était éloigné et difficile d'accès.

La vie allait au ralenti, jusqu'en juin 1784, où Alexandre François Chalvet, Baron De Souville gouverneur de Bourbon, La Réunion, accompagne le chevalier Jean-Baptiste Bancks, arpenteur du roi et le botaniste et naturaliste Joseph Hubert, qui est en quête de terres nouvelles pour développer des arbres à épices, Ils quittent Sainte-Benoît pour rejoindre la côte Sud, en traversant Sainte-Rose et le Brûlé, ils découvrent, à partir de la ravine Panon, Langevin et la rivière des Remparts, la richesse de cette partie de l’île. Et c’est là qu’est venue l’idée à Joseph Hubert de cultiver le girofle, d'y planter des produits de grande valeur, sous faible volume aisément transportable à tête d'hommes, avant de proposer de baptiser ce quartier du Sud :“ Nouvelles Moluques”. Ce qui entraîne un léger différend entre les deux hommes, à savoir le gouverneur et le botaniste. Finalement, tous deux décident de baptiser ce quartier Saint-Joseph, de leur prénom.

Grâce à la richesse de son sol, Saint-Joseph connaît un fort développement agricole. La famille Kervéguen y implante usines sucrières, distilleries et féculeries. En vue d'exporter ses productions, le comte Kervéguen fait même construire son propre embarcadère à Manapany.

Saint-Joseph est devenue commune en 1785. Le premier village s'est installé au bord de la mer, au Butor à l'embouchure de la Rivière des Remparts, autour du chemin et de l'église. Un pont fut construit à cet endroit mais détruit par un cyclone. La ville s'installa plus haut se développant lentement.

Saint-Joseph resta longtemps isolé du reste de l'île, les communications étaient fort difficiles, le chemin de fer n'allait que, jusqu'à Saint-Pierre et le trajet en voiture était long jusqu'à la ville. Mais ainsi que toutes les villes réunionnaises et sous l’impulsion du dynamique Maire Adolphe Bourgine, ce gros bourg profitera du succès de la canne à sucre dès le début du XIXème siècle.

Elle connaîtra dès lors un essor architectural : l’église en bois du centre-ville, sommaire, est remplacée par un imposant édifice en pierre consacrée en 1851. Détruite par le cyclone de 1881, elle fut plus tard reconstruite. Les équipements publics se développent, les usines fleurissent. En parallèle, les infrastructures routières s’améliorent considérablement et un important réseau de canaux de captage voit le jour, dont quelques restes subsistent encore aujourd’hui. C’est la première vague de modernisation dont profitera Saint-Joseph.

Mais avec la crise de la canne à sucre, la ville s’enlise à nouveau dans une léthargie durable, à l’instar du reste de l’île. Il faudra attendre la fin de la seconde Guerre Mondiale et l’élection de Raphaël Babet au fauteuil de Maire en 1947 pour que Saint-Joseph retrouve un nouveau souffle. Grand bâtisseur et visionnaire, celui-ci structure la ville à grands renforts d’équipements publics. Sous la mandature de Raphaël Babet (1947-1957), Saint-Joseph rayonne dans le Sud et devient une ville avant-gardiste : le premier lycée agricole de la Réunion, l’hôpital (le seul établissement autonome dans l’île à ce moment-là) ou encore la Mairie, sont bâtis dans un style résolument moderne pour l’époque.


Dernière mise à jour : Dimanche 24 Septembre 2017   Webmaster. Tous droits réservés © 2002 / 2017

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