Jacques
Philippe Cuvillier est né le 21 avril 1774
à Rochefort, fils de Gabriel Marie Cuvillier docteur médecin au port de
Rochefort.
Il fait ses études à Niort,
et entre dans la marine à l'âge de douze ans.
A 19 ans il est enseigne
de vaisseau, promu Lieutenant, c'est en cette qualité qu'il commande en
1804,
le Lougre de Granville dans la Manche où il est blessé d'une balle qui
lui traverse la poitrine.
Cuvillier la même année est
nommé capitaine de frégate. Le 27 janvier 1819,
capitaine de vaisseau de deuxième classe, officier de la Légion d'Honneur
le 17 août 1822,
capitaine de vaisseau de première classe, le 1 er avril 1824
et contre amiral le 1 er mars 1831.
Le 17 février 1832,
l'ordonnance du Roi le nomme Gouverneur de Bourbon, il part pour sa destination
sur la corvette La Saône, le 27 juin de la même année. Cuvillier arrive
à Bourbon le 8 novembre 1832.
Le nouveau gouverneur n'avait
aucune instruction concernant l'application de la chartre de 1830
dans la colonie. A l'expiration du mandat des conseillers généraux élus
le 25 août 1832, il prit l'exemple de son prédécesseur Etienne Henry Duval
d'Ailly un arrêté local pour élire une nouvelle assemblée. Cette assemblée
eut une existence éphémère. Le 24 avril 1833
la loi créait les conseils coloniaux librement élus.
La loi du 12 octobre 1833,
remplace à Bourbon le Conseil général, par un Conseil colonial. Ce conseil
colonial est composé de trente membres, élu pour cinq ans, présidé par
le gouverneur qui ouvre et clôture les séances. Le Conseil discute et
vote sur présentation du gouverneur le budget de la colonie, détermine
l'assiette et la répartition des impôts.
L'île Bourbon a également
droit à deux délégués auprès du gouvernement royale. Le mandat des délégués
est également de cinq ans, ils sont nommés par le Conseil colonial, les
deux premiers délégués sont Sully Brunet et Pierre Conil. Les intérêts
coloniaux de la colonie relèvent des compétences de l'Assemblée coloniale,
la défense des affaires commerciales de la Chambre de Commerce.
Sur le plan social Bourbon
se plie aux différentes lois concernant l'esclavagisme.
Le 8 Mars 1832 : La loi déclare
libres, les noirs qui sont trouvés à bord de navires négriers.
Le 12 Juillet 1832 : La Loi
simplifie les formalités pour l'affranchissement des esclaves.
Le 30 Avril 1833 : Par ordonnance
royale, la France abolie les peines de la mutilation et de la marque des
esclaves. |