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Valère
Clément est né le 21 avril 1914 à Saint-Denis de La Réunion.
En 1946 Valère Clément industriel
achète à Emmanuel Robin, Le
four à chaux et les marais salant de l'Étang-Salé les Bains.
Valère Clément candidat de
la droite se présente aux élections municipales de la ville de Saint-Louis
le 20 mars 1949. Une élection qui arrive après la dissolution du Conseil
municipal de cette commune, dirigée depuis le 27 mai 1945 par le communiste
Hyppolite Piot.
Des élections qui se déroulent
dans un climat de tension extrême, le préfet Paul
Demange ordonne le transfert de toutes les urnes au Palais de Justice
de Saint-Denis. Le dépouillement débute le mardi 22 mars à 14 heures.
Il s’achève dans la nuit de mercredi à jeudi à 2 heures. Valère Clément
est élu, mais les fraudes commises lors de cette élection entraîne l'annulation
du scrutin par le Conseil de préfecture et cette décision est confirmée
par le Conseil d’État le 27 juin 1951.
Lors de l'élection suivante
Valère Clément est réélu, il devient le maire de Saint-Louis poste qu'il
occupe jusqu'en 1964.
Novembre 1958,
Valère Clément se présente aux élections législatives,
les premières de la Ve République, il fait part aux électeurs
de sa " fidèle collaboration à l’œuvre de
rénovation nationale entreprise par le Général de
Gaulle ". Il est élu député de la deuxième
circonscription de La Réunion face au communiste Eugéne
Agénor Dutremblay.
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L'élection
de Valère Clément est contesté par Eugéne
Agénor Dutremblay, le 23 avril 1959
son élection comme député de La Réunion dans
la deuxième circonscription est annulée par décision
du Conseil constitutionnel. Il est réélu lors d'une élection
partielle le 14 juin 1959. Il achève son mandat en fin de législature
le 9 octobre 1962.
3 novembre 1959, intervention
à l'assemblée du député gaulliste Valère
Clément qui réclame au premier ministre l'application des
lois sociales pour La Réunion : " Monsieur le ministre, il
faudra bien qu'un jour prochain le Gouvernement se décide à
rechercher des solutions de hardiesse. Je souhaite que les départements
d'outre-mer soient le plus tôt possible intégrés dans
l'économie nationale, afin que leurs populations puissent bénéficier
des avantages dont jouissent les travailleurs de la métropole.
Outre une manifestation d'entraide et de solidarité, ce sera un
symbole : quand tous les Français défendent le même
drapeau, il importe que ce drapeau les enveloppe dans ses plis ".
Intervention de Valère Clément
à l'Assemblée nationale en 1 er séance du 21 juin 1962, concernant le
Plan de développement économique et sociale des départements d'outre-mer.
" Mesdames, messieurs,
les statistiques qui nous sont présentées dans la rédaction du IV" Plan,
si elles nous ont permis de mesurer aisément les progrès réalisés dans
l'équipement des départements d'outre-mer au cours de ces dix dernières
années, ne nous ont pas apporté cependant la preuve qu'ils ont été suffisants
pour augmenter le revenu global et relever le niveau de vie des populations
de chacun d'eux. Il eût été, certes, indispensable de pouvoir considérer
leur situation respective puisqu'ils ne constituent pas une unité territoriale
et que des différences énormes existent ente eux, consécutives aux distances
qui les séparent, à leur position géographique et à leurs climats plus
ou moins opposés. Aussi, l'Assemblée aurait-elle pu s'intéresser davantage
aux projets qui ont été soumis à son appréciation, si de telles explications
lui avaient été données. II n'est pas douteux que certains correctifs
devaient être apportés d'urgence aux précédents programmes qui nous avaient
entraînés, avant même qu'ils n'arrivent à leur terme, vers la crise économique
et financière la plus grave que notre département ait connue de mémoire
d'homme. Cependant, le moment ne me parait pas favorable pour abandonner
aussi brutalement les objectifs des précédents plans qui prévoyaient l'extension
de la culture de la canne alors que le PI° Plan ne nous propose que sa
limitation, sans pour autant se préoccuper de la reconversion de la partie
de notre activité qui sera ainsi rendue disponible. Je me refuse à admettre
que l'évacuation d'une partie de la population et la réduction des avantages
sociaux et familiaux puissent être utilisées pour conditionner la réussite
d 'un plan.
Un programme de migration
mérite d'être soutenu et développé pour compenser notre accroissement
démographique ; mais je ne saurais encourager à l'accélérer au point que
l'opération prenne le caractère d'un 'déplacement de la population contre
son gré. Matériellement, on ne peut évaluer à l'avance son importance
et encore moins spéculer sur elle. Quant à la réforme de la législation
sociale et familiale, ce n'est pas à une adaptation qu'il conviendrait
de procéder pour effacer les stigmates trop apparents de la sous-alimentation
constatés chez les adultes et les adolescents, tant par le corps médical
que par tous ceux qui ont visité notre île, mais bien à une extension
intégrale de la législation métropolitaine. Mais, avant de discuter d'un
nouveau programme, ne serait-il pas plus utile de vérifier d'abord s'il
n'existe pas un précédent passif à régler ? Il faut d'urgence en terminer
avec le paiement du sucre de la campagne 1961-1962 pour attribue. aux
planteurs un revenu individuel au moins égal à celui de l'année précédente,
compte tenu d 'une production équivalente, et leur accorder des indemnités
pour la partie de la production excédentaire qui leur a bien nécessité
des frais de transport et de coupe. Par ailleurs, il faut faire cesser
toutes ces poursuites engagées contre ceux qui ont manifesté leur détresse.
Quand des réponses seront fournies à ces questions, il sera peut-être
temps de discuter de ce plan car, en ce qui me concerne, je ne puis tolérer
de donner une appréciation alors qu'une situation aussi grave existe encore.
"
1962, Valère Clément
ne se présente pas aux élections législatives de
novembre 1962, il se désite au profit de Marcel
Vauthier.
Valère Clément décède le
1er novembre 1997 à Nice, dans les Alpes-Maritimes.
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