Jean-Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne gouverneur de Bourbon. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Jean-Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne.

Gouverneur de La Réunion du 9 octobre 1809 au 8 juillet 1810.

 

Gouverneur précédent :: Nicolas Ernault Rignac Baron des Bruslys :: Gouverneur suivant :: Robert Townsend Farquhar

 
   
  La Réunion est subordonnée à l'île de France ( Maurice ).  
     
 

Jean-Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne est né le 4 mars 1773 à Poivre dans l'Aube. il est le fils de Louis Gilles de Bruneteau de Sainte-Suzanne et Françoise de La Mothe d'Haucourt.

10 juillet 1789, il entre comme cadet-gentilhomme dans le régiment d'infanterie d'Anjou.

Le 15 septembre 1791, il est nommé sous-lieutenant, et ensuite adjudant-major puis capitaine le 18 octobre 1793.

Bruneteau de Sainte-Suzanne prend part à la campagne d'Italie, avant de faire partie de l'expédition française chargée de reprendre possession des Établissements de l'Inde.

17 juin 1802, Il se marie avec Louise Elisabeth de Rossel.

28 février 1803, il débarque à l'Isle de France, avec le capitaine-général Decaen. Militaire de grande valeur et jouissant de la confiance du gouvernement général, Jean-Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne est nommé colonel du régiment de l'Isle de France en 1805.

8 janvier 1805, naissance de son fils à Paris, Alexandre François Chrysostôme de Bruneteau de Sainte Suzanne

 

 

Jean-Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne

 

 
 

Suite au suicide le 25 septembre 1809, de Nicolas Ernault de Rignac Baron des Bruslys, c'est Sainte-Suzanne qui est choisi, le 6 octobre 1809, pour lui succéder. Le nouveau commandant de l'île Bonaparte ( La Réunion ) arrive à Saint-Denis le 8 octobre.

Dans une île plongée dans le désarroi le plus complet, le colonel Sainte-Suzanne cherche d'abord à redonner confiance. Dès son débarquement, il adresse à la population une énergique proclamation.

 

Proclamation du 9 octobre 1809 à l'Isle Bonaparte, du Colonel Commandant, de Sainte-Suzanne.

Colons,

Son Excellence le Capitaine Général vient de me donner une preuve de sa confiance, en m'honorant au commandement de votre Isle, et en me plaçant à votre tête pour repousser les perfides ennemis qui oseraient encore tenter de souiller votre territoire de leur présence.

Si le Capitaine Général a dû être vivement touché des derniers évènements que vous venez d'éprouver, il a au moins des motifs de consolation en apprenant le dévouement et l'ardeur avec lesquels vous vous êtes réunis pour vous oppose aux progrès de l'ennemi, nul doute que ce ne soit à ces belles dispositions de votre part qu'on ne doive leur prompt rembarquement. Soyez bien convaincu toutes les fois que vous vous présenterez avec confiance, il ne pourra soutenir vos regards. Comment !.. Quand notre auguste Empereur fait triompher ses aigles des bords du Tage aux bords du Danube ! Quand rien ne résiste à sa valeur éprouvée dans mille combats, nous ! nous ! des Français ! nous permettrions encore qu'un vil ramas de cipays et de déserteurs viennent nous braver, nous insulter ! Non, vous attendez avec impatiente l'instance de vous venger, votre valeur connue, votre attachement à la Mère Patrie, à la gloire nationale en sont de sûrs garants. Quelquefois ces astucieux ennemis feignent de vous ménager, méfiez-vous de ces caresses, ce sont celles du tigre ! S'ils étaient sûrs de leur fait, ils vous traiteraient comme ils ont traité les habitants de Buenos Aires, de Copenhague et enfin, comme ils ont traité tous les peuples qu'ils ont subjugués : ils ne laissent après eux que le pillage, l'incendie et le meurtre. Gardes nationales, on n'abusera pas de votre dévouement : on renverra dans leurs foyers tous ceux dont la présence ne sera pas jugée nécessaire à la défense des postes les plus intéressants ; mais tenez vous prêts à marcher au premier signal, soyez toujours unis, que les petites passions se taisent devant le grand intérêt qui est le salut de la Patrie ; ayez confiance dans les chefs que le gouvernement vous donne ; je vous réponds que vous serez invincibles.

Habitants de l'Isle Bonaparte, je sais que d'avance vous voulez bien m'honorer de votre estime, croyez que je suis sensible à un hommage aussi flatteur : votre bonheur, votre gloire seront les seuls objets de mes sollicitations.

Sainte-Susanne se met au travail : inspection des batteries détruites à Saint-Paul, réquisition des esclaves et réorganisation de la protection de la rade. Il procède à une réorganisation de l'état-major militaire. Le capitaine Saint-Mihiel est renvoyé à l'Isle de France et plusieurs officiers sont mutés ou limogés.

De plus le colonel fait tracer ou réaménager des routes parallèles à l’intérieur des terres afin de faciliter les communications entre les quartiers, une nouvelle voie est ouverte entre Saint-Denis et Saint-Paul, doublant la route du littoral trop exposée. Les lignes de défense sont renforcées. Un bataillon de réquisition est formé, mobilisant notamment les jeunes créoles sans travail. La grade nationale est réorganisée, distinguant désormais compagnie d'élite et compagnie de réserve.

Toutes ces mesures du nouveau commandant vont modifier le climat le l'île, mais deux grands soucis demeurent. La situation économique de la colonie reste mauvaise. L'impôt est recouvert avec difficulté. Les militaires, quand ils peuvent être défrayés, le sont avec d'important retards. Cette situation ralentit défavorablement sur les mesures prises. L'autre souci, c'est bien évidement la présence anglaise ! Les Anglais veulent en finir avec la permanence française dans les Mascareignes.

De leur côté les Anglais qui n’ont pas renoncé à l’île Bonaparte, organisent leur prochaine attaque. Et le 20 juin 1810 le vaisseau Diomède, les frégates la Doris et le Ceylan escortant une flotte de douze transports accostent dans la rade du Port-Est à Rodrigues : trois mille huit cent cinquante hommes sont venus renforcer les troupes de Keating. Cette fois ce dernier a décidé d’attaquer directement la capitale. Les Britanniques sont très bien informés notamment en ce qui concerne les plus récentes constructions défensives à Saint-Denis.

Le 7 juillet 1810, les navires anglais sont au large de Saint-Denis. A terre très vite l’alerte est donnée et la défense organisée.

A 8 heures, il y a cinq navires ennemis entre Saint-Denis et la rivière Saint-Jean.

A 9 heures, la frégate la Neréïde passe devant la rade de la capital et va mouiller à La Grande Chaloupe.

A 10 heures, dix navires sont signalés.

A midi, 18 bâtiments sont en vues et les préparatifs de débarquement se mettent en place. C'est la prise de Saint-Denis qui est recherchée car décisive pour le sort de l'île. Le plan des Anglais est de prendre Saint-Denis en tenaille : des bataillons débarquent à La Grande Chaloupe et des troupes prennent pied à l'Est de la Capital, du côté de Sainte-Marie. C'est de ce côté que démarre le débarquement. Une centaine de soldats réussissent à mettre pied à la hauteur de la Rivière des Pluies, les forces anglaises, supérieures en nombre, se rendent maître de Sainte-Marie et y passent la nuit.

La journée du 8 sera décisive, le lieutenant colonel Keating décide de faire débarquer le gros des troupes anglaises à la Grande Chaloupe. Mais alors que les Anglais reçoivent de partout des renforts ; les Français ne peuvent mobiliser qu'une poignée d'hommes. Ainsi pour défendre Saint-Denis, le colonel Sainte-Suzanne ne peut compter que sur un peu moins de 300 hommes et aucun renfort, ni de l'Est ni de Saint-Paul : 3 000 Anglais coupant toute communication entre l'arrondissement Sous-le-Vent et la capitale. L’ennemi, toujours plus nombreux, déferle sur les pentes de la Montagne malgré le feu nourri des défenseurs. Les Français combattent héroïquement mais cela est insuffisant. Ils sont obligés de refluer vers la Redoute. De son côté le capitaine La Chapelle doit faire face au refus de ses hommes d’aller se faire tuer. La même scène se produit à Saint-Benoît.

Après avoir entendu à 17 heures les rapports des chefs de service et des commandants de poste sur la situation, Jean-Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne propose au Anglais une capitulation. Le colonel anglais faisant preuve d’humanité demande à ses troupes de faire halte. A six heures la capitulation est signée. Le colonel Sainte-Suzanne a fait l'impossible. Les officiers anglais saluent sa bravoure et le qualifient de meilleur officier des Français dans l'Inde.

Le 9 juillet 1810, l'acte de capitulation prend effet, les Français rendent les armes. D’un des vaisseaux anglais est descendu le nouveau gouverneur de l’île. Il se nomme Robert Townsend Farquhar.

Le colonel Sainte-Suzanne rentre en France le 15 février 1811.

Il est nommé colonel du 29 e régiment d'infanterie légère, le 14 mars 1811, et chevalier de la Légion d'Honneur, le 19 décembre suivant. Employée à la grande armée en 1812, il fait la campagne de Russie.

Le Roi le nomme maréchal de camp le 6 septembre 1814, chevalier de Saint-Louis, le 26 octobre et commandant de la place de Landau, le 11 décembre de la même année. Il sert l'armée jusqu'en 1815.

En apprenant la Révolution de 1830, Jean-Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne se suicide le 2 août 1830, à Clermont-Ferrand.

En 1836, le Maréchal de camp Duvivier demanda que son nom fut inscrit sur l'Arc de Triomphe.

 

 

 
 
   
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   Etienne Régnault
Jacques de la Heure Henry Hesse d'Orgeret
Germain de Fleurimont Bernardin de Quimper
Jean-Baptiste Drouillard Henry Habert de Vauboulon
Michel Firelin Directoire de Saint-Paul
Joseph Bastide Jacques de La Cour
Jean-Baptisite de Villers Michel François des Bordes de Charanville
Pierre Antoine Parat Henry de Justamond
Joseph de Beauvollier de Courchant Antoine Labbé dit Desforges Boucher
Hélie Dioré de Périgny Pierre Benoît Dumas
Mahé de La Bourdonnais Charles Lemery Dumont
Pierre André d'Héguerty Didier de Saint-Martin
Jean Baptiste Azéma Gérard Gaspard de Ballade
Joseph Brénier Bouvet de Lozier
François Jacques Bertin Martin Adrien Bellier
Guillaume Léonard de Bellecombe Jean Guillaume de Steinauer
François de Souillac Joseph Murinay Comte de Saint-Maurice
Alexandre François Chalvet Baron de Souville Claude Élie Dioré de Périgny
David Charpentier de Cossigny Dominique Prosper de Chermont
Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis Pierre Alexandre Roubaud
Philippe Antoine Jacob de Cordemoy François Louis Magallon Comte de La Morlière
Nicolas Ernault de Rignac Baron des Bruslys Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne
Robert Townsend Farquhar Henry Sheehy Keating
Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier Hilaire Urbain de Lafitte du Courteil
Pierre Bernard Milius Louis Henri De Saulses de Freycinet
Achille Guy Marie de Cheffontaines Etienne Henry Duval d'Ailly
Jacques Philippe Cuvillier Anne Chrétien Louis de Hell
Charles Léon Joseph Bazoche Joseph Graëb
Sarda Garriga Marie Bon Ézéchiel Barolet de Puligny
Louis Isaac Pierre Hilaire Doret Hubert Delisle
Rodolphe Augustin Darricau Marie Jules Dupré
Louis Hyppolite de Lormel Pierre Aristide Faron
Pierre Etienne Cuinier Etienne Antoine Guillaume Richaud
Jean Baptiste Lougnon Aimé Louis Édouard Manès
Henri Éloi Danel Henri Charles Roberdeau
Laurent Marie Émile Beauchamp Paul Samary
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Philippe Émile Jullien François Pierre Rodier
Hubert Auguste Garbit Pierre Louis Alfred Duprat
Frédéric Estèbe Maurice Pierre Lapalud
Jules Vincent Victor Repiquet Alphonse Paul Albert Choteau
Léon Hippolyte Claudius Truitard Joseph Urbain Court
Pierre Émile Aubert André Capagorry