Histoire ville et commune de Saint-Leu La Réunion.

Histoire Saint-Leu La Réunion.

Création de la commune de Saint-Leu août 1790.


Blason de la commune de Saint-Leu île de La Réunion

Chemin de fer Pont des Colimaçons Saint-Leu. Album de La Réunion. Antoine Roussin.


Chemin de Fer pont la Petite Ravine Saint-Leu. Album de La Réunion. Antoine Roussin.


Saint-Leu, plage


Saint-Leu, église. Album de La Réunion. Antoine Roussin.


Saint-Leu. Album de La Réunion. Antoine Roussin.

Le blason de Saint-Leu.

Le blason de Saint-Leu représente un "besant" ancienne pièce de monnaie de la compagnie des indes.


Histoire de la commune de Saint-Leu.

Le lieu dit Boucan de Laleu, est mentionné sur la carte de l'île dès la fin du 17 ème siècle. Il tiendrait son nom de Laleu, Garde-magasin de la région de Saint-Paul qui aimant la solitude s'y était construit un boucan, en créole se mot signifie cabane, abri.

Sur la demande de la Compagnie des Indes, le nom boucan, jugé inconvenant, fut changé en Repos Laleu. Le boucan ou Repos Laleu fit partie de Saint-Paul jusqu'en 1777, la localité fut érigée en commune en 1790, sous le nom de Saint-Leu.

De l'origine jusqu'à nos jours, le principal souci des habitants de Saint-Leu, fut l'eau. Il n'y avait ni source, no fontaine et l'eau des puits que l'on creusait était saumâtre. On raconte que le premier maire Gilles Dennemont, fit capter une source, dans la ravine du Cap, que l'on amena jusqu'à la ville, avec des troncs de palmistes.

La terre de Saint-Leu était excellente pour cette nouvelle culture préconisée par la Compagnie, le café, ainsi que pour le coton. La Compagnie décida tout de suite d'établir à Saint-Leu une marine pour charger et décharger le café et les marchandises.

En 1794, à l'annonce de la Guerre contre l'Angleterre, on installa des batteries pour défendre la rade. Elle connaît la gloire en octobre 1809, pour avoir repoussé par un tir défensif une tentative de débarquement anglais. 1794 Construction de la vigie des Colimaçons à Saint-Leu, elle se trouve sur un promontoire naturel qui domine toute la côte, de l'étang-Salé en passant par Saint-Leu et jusqu'à Saint-Gilles. La vigie des Colimaçons un édifice de deux tourelles en bois reliées par une passerelle couverte. A l'arrière, quelques pièces servent de logement pour les veilleurs. Du poste de garde il est facile d'avertir la batterie des Sans-Culottes qui se trouve à flanc de falaise et qui protège Saint-Leu. Cette vigie après la guerre contre les Anglais est achetée par Madame Roburin, qui fait fonctionner en ville de Saint-Leu un four à pain, par la suite le marquis Joseph Antoine Sosthènes d'Armand de Chateauvieux achéte le 2 octobre 1857 la vigie qui devient le Domaine des Colimaçons. Aujourd'hui ce domaine est occupée par le Conservatoire National Botanique de Mascarin.

Saint-leu était une ville importante et elle connaît à la fin de 17 ème siècle une très belle période grâce à la culture du café, mais les récoltes subirent de gros dégâts pendant les cyclones de 1806 et 1807, et le coton cultivé aussi fut ensuite attaqué par un insecte.


Le complot de Saint-Leu, la révolte des esclaves.

En 1811, eut lieu la Révolte des Noirs, celles-ci fut la plus importante de l'histoire de l'esclavage. Un complot se trama entre les esclaves du Gol et ceux de Saint-Leu, avec pour but de rallier tous les esclaves du Sud contre les Blancs. Les esclaves avaient un atout majeur, leur supériorité numérique. En effet, dans cette région de grande culture, très riche, ils étaient à peu près dix fois plus nombreux que les Blancs.

Ce complot qui prit naissance dans le fond de la Ravine du Trou, fut éventé par Figaro esclave de la veuve Legrand qui alla avertir les autorités, en l'occurrence Monsieur de La Gironde. On arrêta le chef des conjurés, Jean. Les propiétaires incrédules quand à la possibilité d'une révolte ne prirent par de précautions. Mais les esclaves étaient prêts et deux jours après l'arrestation de Jean, sous la direction d'Elie et de Prudent tous les deux appartenant à la famille Hibon, ils attaquèrent la maison de Jean Macé, et tuèrent ce dernier. La troupe se sépara en deux groupes l'un se dirigeant sans succès chez Hibon et l'autre Chez Armel Macé. Celui-ci se défendit mais fut tué à son tour. Son jeune esclave Paulin, réussit à s'enfuir et courut prévenir son propriétaire Dennemont. Ce dernier alerta les voisins et tout le monde se réunit autour de la mairie de Saint-Leu. Vingt quatre volontaires se proposèrent pour combattre l'insurrection et se mirent sous la direction de Fougeroux, ancien militaire. les insurgés furent surpris par Fougeroux et ses amis et durent capituler.

Le gouverneur Farquar, alors gouverneur anglais des deux îles, revint de l'île de France et réquisitionna l'église de Saint-Denis pour un jugement des révoltés, trente furent condamnés à mort, les autres mis aux fers à perpétuité. Figaro reçut en récompense la liberté, une pension viagère inscrite au budget de la Colonie, ainsi que la première concessions de Cilaos, l'îlet à Cordes, qui lui appartint jusqu'à sa mort.

Saint-Leu fut de nouveau rattachée à Saint-Paul en 1814, mais après quelques années de léthargie, elle se releva et devint commune indépendante en 1817.



Épidémie de peste et de choléra 1859, notre Dame de La Salette.

En 1859, une grande épidémie de peste et de choléra se répandit dans l'île, elle fait 2 700 morts.

Au mois de mars 1859, un navire, le Mascareignes parti des côtes orientales de l'Afrique débarquait des travailleur à La Réunion. Malheureusement, ces infortunés ouvriers apportaient avec eux un terrible fléau. A peine étaient-ils à terre que le choléra éclatait à Saint-Denis, le chef-lieu de l'île. Ses ravages furent tout de suite effrayants, d'abord dans la capitale, puis dans le reste de l'île. Saint-Louis, assez rapproché de Saint-Leu, était contaminé et les habitants de cette dernière ville, plongés dans une anxieuse consternation, s'attendaient à se voir, eux aussi, d'un moment à l'autre, atteints par l'épouvantable calamité. Dans cette douloureuse extrémité, leur pieux curé, le père Sayssac qui avait été ordonné prête le jour de l'apparition de la Vierge à la Salette en Isère, promet publiquement, le dimanche 10 avril 1859, si sa paroisse est préservée du choléra de bâtir, sur le versant de la montagne qui entoure Saint-Leu, une chapelle en l'honneur de Notre-Dame de La Salette.

A peine ce vœu a-t-il été prononcé que, dans tous les cœurs, une confiance joyeuse remplace la sombre inquiétude. L'autorisation d'ériger le sanctuaire ayant été facilement obtenu de l'évêque de La Réunion Monseigneur Armand-René Maupoint, on ne tarda pas à en venir à l'exécution. Les pauvres, fournissant la main-d'œuvre, rivalisèrent de bonne volonté avec les riches qui avançaient les fonds nécessaires et, pendant deux mois que durèrent les travaux, les chants des ouvriers réjouirent les incrédules eux-mêmes qui voulaient qu'on éloignât toute préoccupation et toute crainte pour s'immuniser contre le danger de l'épidémie.

Les paroisses voisines voulurent s'associer à cette oeuvre sainte et l'île Maurice, quoique protestante par son gouvernement, apporta sa pierre à la construction commencée. Des matelots bretons, retrouvant près de la rade de Saint-Leu ce qu'ils ont partout en France, un lieu de pèlerinage après la tempête, se cotisèrent pour embellir le temple de la bonne Mère.

L'épidémie s'arrêta aux portes de la ville et le choléra disparut de l'île, grâce à la visible protection de la Mère de Dieu, pas un seul habitant de Saint-Leu, n'en avait été victime.


Le chemin de fer Saint-Leu.

12 février 1882 : Inauguration de la ligne de chemin de fer de Saint-Denis à Saint-Louis. Le train s'arrêtait à Saint-Leu centre et à deux autres endroits, au niveau de la gendarmerie et à la Pointe au Sel. Trois grands ouvrages ont été construits : les viaducs de pierres qui franchissent, la Petite Ravine (114.5 m), la Grande Ravine ( 142 m de long des arches de 18 m en pierre pays ) et de la ravine des Colimaçons. Ces viaducs, dont la hauteur atteint 40 mètres, ont été construits en moellons de balsate caverneux, avec de la chaux hydraulique du Teil et de la chaux de l'île, obtenue par la torréfaction des coraux et madrépores. Les voûtes n'ont que un mètre d'épaisseur à la clé.


Fin de 19 ème siècle à Saint-Leu.

A la fin de 19 ème siècle, Saint-Leu avait quatre usines sucrières et deux distilleries. La plus importante était celle de Guigné au Portail, on voit toujours sa haute cheminée. Saint-Leu ne retrouva jamais sa prospérité d'antan. La sécheresse et le manque d'eau furent un obstacle important et les gens ne revinrent plus s'y installer.


20 ème siècle à Saint-Leu.

Au début de 20 ème siècle, les hauts de Saint-leu furent défrichés pour la culture du géranium, des maisons s'installèrent tout au long de la route Hubert Delisle et les localités de Piton Saint-Leu, la Chaloupe Saint-Leu se développèrent.

Le cyclone de 1932 fut si terrible qu'il contribua encore à l'abandon de cette ville.


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