1963.
Albert Ramassamy, devenu professeur est affecté en métropole à la rentrée
scolaire 1963- 1964.
Michel Debré entre alors en contact avec lui afin de le faire entrer dans
la structure administrative du Comité national d'accueil des Réunionnais
en métropole. A la fin de l'année scolaire Ramassamy rentre à La Réunion.
Législatives
de 1967,
Albert Ramassamy se porte candidat dans la deuxième circonscription,
au non de la Fédération de la gauche démocratique et socialiste, il multiplie
dans la presse locale des articles pour défendre la départementalisation
et démontrer le caractère dangereux de l'autonomie. Il n'est pas élu député,
et obtient un très faible pourcentage des voix. Les trois députés
élus sont du groupe U.D.R-Ve , Groupe d'Union Démocratique
pour la Ve République. Les
élections législatives de mars 1967 à La Réunion.
Sollicité par Albert
Ramassamy, le docteur Lamarque annonce par un communiqué de presse
en juin 1971 que l'ARDF prend l'initiative d'organiser la célébration
du vingt-cinquième anniversaire de la départementalisation.
Le 3 juillet 1971, une grande manifestation rassemblant entre 15 à
20 000 personnes a lieu au jardin de l'Etat en présence de Michel
Debré. Le 25 juillet 1971, l'ARDF tient ensuite un congrès
aux cours duquel elle publie une motion réaffirmant sa volonté
" qu'aucune action ne soit protée au statut départemental
" ainsi que celle de voir " abolir toutes les mesures discriminatoires
" en matière de législation sociale. L'association
se pose également en interlocuteur du ministre Pierre Messmer auprès
de qui elle envoie une délégation pour expliquer qu'elle
est d'accord pour la régionalisation à condition que les
compétences de la région restent purement économiques
et administratives.
La signature du programme
commun entre le PCF et le PS le 27 juin 1972 et les manoeuvres préparatoires
aux législatives de mars 1973 accentuent encore l'inquiétude
d'Albert Ramassamy qui, le 13 juillet 1972 envoie une longue lettre à
Michel Debré, pour dénoncer cet accord et mettre en évidence
la nécessité de voir s'affirmer une opposition non-autonomiste
" L'accord signé entre les communistes et les socialistes
reconnaît aux DOM le droit à l'autodétermination et
révoit même la discution d'un nouveau statut avec les polulations
concernées. Cette position ne nous satisfait pas, elle nous inquiète...
"
pour lui expliquer que la direction du PS national lui demande expressément
de s'allier à Paul Vergès et qu'elle pousse Wilfrid Bertile
à prendre en main le mouvement socialiste local. Ce document traduit
en fait toute la problèmatique dans laquelle se trouve Albert Ramassamy,
à la fois profondément convaincu de l'idéal progressiste
qu'il défend à travers le socialisme contre de nombreux
notables locaux, et de la défense de la départementalisation
qui représente pour lui le seul cadre dans lequel peut se construire
le progrès social à La Réunion. Il fait le choix
de ne pas s'investir lors des législatives de 1973 et se consacre
à la fonction de proviseur du lycée de Saint-Benoît.
1976. Albert Ramassamy conduit
par la volonté de participer de toutes les manières possibles
au développement économique et social de son île,
continue de s'engager dans des actions concrètes dès qu'il
ressent le malaise social progiter aux autonomistes. Le 10 septembre 1976,
il écrit au cabinet de Michel Debré pour signaler qu'il
a contacté les centres Leclerc pour les inciter à s'implanter
à La Réunion. Il demande donc une intervention du député
afin de faciliter le projet : je prends la liberté de vous écrire
en raison du péril autonomiste. Les fonctionnaires sont fort mécontents
du blocage de leurs traitements, alors qu'aucune action n'est entreprise
pour enrayer la hausse des prix. Depuis la faillite des Nouvelles Galeries,
ceux-ci montent par suite d'une dangereuse concentration de la distribution.
J'ai donc pensé qu'il nous fallait faire quelque chose qui puisse
laisser espérer une baisse des prix pour un juste retour à
la concurrence. C'est donc dans ce dessein que j'ai pris contact avec
le mouvement Leclerc ".
18 mai 1977, il signe avec Marcel Lamarque une lettre au ministre de l'Education
pour lui signaler " La grande misère de l'enseignement secondaire
à La Réunion. " et lui demander des moyens en conséquence.
1978 Albert Ramassamy est
choisi pour la deuxième circonscription. Mais s'il marque des points
le PS ne réussit toujours pas à contrer politiquement le
PCR.
1980, il est proviseur du
lycée Leconte de Lisle, à Saint-Denis.
25 septembre 1983, Albert
Ramassamy est élu au Sénat et au conseil régional de La Réunion la même
année. Il exerce son mandat de sénateur dans cette assemblée parlementaire
jusqu'au 1er octobre 1992. Il est alors membre de la Commission des lois
constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du règlement
et d'administration générale. Sénatoriales
1983 à La Réunion.
C'est surtout par ses articles
qu'Albert Ramassamy s'oppose en son nom et en celui de l'ARDF, au dessein
communiste, en 1982, lorsqu’elle fait rejeter l’Assemblée Unique, en 2000,
quand, à son appel, plus de quinze mille personnes se rassemblent pour
manifester contre certaines dispositions de la Loi d’orientation pour
l’Outre-mer. La Loom prévoyait en effet la création d’un second département,
la bidep. " Toucher au statut départemental, c’est commettre un sacrilège.
Car le statut de département est le symbole de l’appartenance de la Réunion
à la France ", dit Albert Ramassamy.
Albert Ramassamy retiré
de la vie politique militante jouit d’une importante popularité,
et ses points de vue sont toujours très appréciés
dans la presse écrite locale.
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