Albert Ramassamy sénateur de La Réunion de 1983 à 1992

La Réunion tourisme
Cherchez une page sur le site
www.mi-aime-a-ou.com
 
Promo Séjour La Réunion   Navigation :: Accueil :: Histoire de La Réunion ::  Personnages célèbres de La Réunion :: 
    Recherche par :: Liste alphabétique :: Liste année de naissance
    Rubrique   :: Artiste :: Divers :: Écrivain :: Gouverneur :: Militaire ::  Politique :: Préfet :: Religion :: Scientifique
       
Retrouvez La Réunion Mi aime a ou sur Google+
 
 
 ITC Tropicar
 Location de voitures
 à La Réunion
 5 % de remise en ligne
  itctropicar.com
 
 Aide pour vos vacances
 Help-vacances
 Hôtels, gîtes, locations
 saisonnières, campings
 help-vacances.com
 

 

Albert Ramassamy.

Homme politique, sénateur de La Réunion de 1983 à 1992.

 

Albert Ramassamy est né le 13 novembre 1923 à La Réunion.

 
     
 

Albert Ramassamy est né le 13 novembre 1923. Il est issu d'une famille pauvre, dont les ancêtres originaires de l'Inde sont arrivés à La Réunion comme travailleurs engagés. Albert Ramassamy évoque son enfance comme une période de vie riche, ponctuée par la religion catholique et hindoue qui s'inscrivaient naturellement dans sa vie.

1941 il fait sa rentrée au Lycée Leconte de Lisle de Saint-Denis, poursuivi par les vindictes racistes de ses condisciples qui le surnomment ' massalé ", Albert Ramassamy quitte le lycée au bourt d'une semaine, C'est au Cours Normal, seule voie tolérée pour les enfants méritants de milieux modestes, qu'il achève ses études.

1943, il est mobilisé, et envoyé à Madagascar.

Démobilisé il commence sa carrière comme instituteur à La Réunion.

1953, Albert Ramassamy est un des premiers réunionnais à avoir sa carte à la Section française de l’Internationale ouvrière ( SFIO ) parti politique socialiste. Le 7 décembre 1953, André Bidet, membre du comité directeur et secrétaire du bureau de l'Union française à la SFIO, enregistre avec humour la demande d'adhésion adressée par Joseph Dijoux, inspecteur de l'Education nationale : je vous adresse deux feuillets de cotisation 1953 ( cartes et timbres ) pour les camarades Luc Lebon et Albert Ramassamy. Je vous félicite pour ces deux adhésions. Il y a donc maintenant trois socialiste dans l'île.

Albert Ramassamy prend la tête du Syndicat National des Instituteurs.

Lorsque la fédaration communiste de La Réunion se transforme en Parti Communiste Réunionnais ( PCR ) en mai 1959 pour revendiquer l'autonomie, certains socialistes autour d'Albert Ramassamy réagisssent. Dès janvier 1962, ce dernier publie son premier article intitulé " Autonomie ou aventure " dans lequel il dénonce la caractère irréaliste de l'autonomie prônée par par Paul Vergès leader du PCR.

Albert Ramassamy réunit le 10 février 1962, à l'hôtel de ville de Saint-Denis, un comité de défense de la départementalisation ouvert à des représentants de monde syndical et de la vie civile. Ce comité, qui devient l’Association Réunion département français, ARDF, s'illustre à l'occasion de l'élection partielle de mai 1963 en soutenant, au nom de la défense de la départementalisation, la candidature de Miche Debré.

 

 

Albert Ramassamy

Sénateur Albert Ramassamy

 

1963. Albert Ramassamy, devenu professeur est affecté en métropole à la rentrée scolaire 1963- 1964. Michel Debré entre alors en contact avec lui afin de le faire entrer dans la structure administrative du Comité national d'accueil des Réunionnais en métropole. A la fin de l'année scolaire Ramassamy rentre à La Réunion.

Législatives de 1967, Albert Ramassamy se porte candidat dans la deuxième circonscription, au non de la Fédération de la gauche démocratique et socialiste, il multiplie dans la presse locale des articles pour défendre la départementalisation et démontrer le caractère dangereux de l'autonomie. Il n'est pas élu député, et obtient un très faible pourcentage des voix. Les trois députés élus sont du groupe U.D.R-Ve , Groupe d'Union Démocratique pour la Ve République. Les élections législatives de mars 1967 à La Réunion.

Sollicité par Albert Ramassamy, le docteur Lamarque annonce par un communiqué de presse en juin 1971 que l'ARDF prend l'initiative d'organiser la célébration du vingt-cinquième anniversaire de la départementalisation. Le 3 juillet 1971, une grande manifestation rassemblant entre 15 à 20 000 personnes a lieu au jardin de l'Etat en présence de Michel Debré. Le 25 juillet 1971, l'ARDF tient ensuite un congrès aux cours duquel elle publie une motion réaffirmant sa volonté " qu'aucune action ne soit protée au statut départemental " ainsi que celle de voir " abolir toutes les mesures discriminatoires " en matière de législation sociale. L'association se pose également en interlocuteur du ministre Pierre Messmer auprès de qui elle envoie une délégation pour expliquer qu'elle est d'accord pour la régionalisation à condition que les compétences de la région restent purement économiques et administratives.

La signature du programme commun entre le PCF et le PS le 27 juin 1972 et les manoeuvres préparatoires aux législatives de mars 1973 accentuent encore l'inquiétude d'Albert Ramassamy qui, le 13 juillet 1972 envoie une longue lettre à Michel Debré, pour dénoncer cet accord et mettre en évidence la nécessité de voir s'affirmer une opposition non-autonomiste

" L'accord signé entre les communistes et les socialistes reconnaît aux DOM le droit à l'autodétermination et révoit même la discution d'un nouveau statut avec les polulations concernées. Cette position ne nous satisfait pas, elle nous inquiète... "

pour lui expliquer que la direction du PS national lui demande expressément de s'allier à Paul Vergès et qu'elle pousse Wilfrid Bertile à prendre en main le mouvement socialiste local. Ce document traduit en fait toute la problèmatique dans laquelle se trouve Albert Ramassamy, à la fois profondément convaincu de l'idéal progressiste qu'il défend à travers le socialisme contre de nombreux notables locaux, et de la défense de la départementalisation qui représente pour lui le seul cadre dans lequel peut se construire le progrès social à La Réunion. Il fait le choix de ne pas s'investir lors des législatives de 1973 et se consacre à la fonction de proviseur du lycée de Saint-Benoît.

1976. Albert Ramassamy conduit par la volonté de participer de toutes les manières possibles au développement économique et social de son île, continue de s'engager dans des actions concrètes dès qu'il ressent le malaise social progiter aux autonomistes. Le 10 septembre 1976, il écrit au cabinet de Michel Debré pour signaler qu'il a contacté les centres Leclerc pour les inciter à s'implanter à La Réunion. Il demande donc une intervention du député afin de faciliter le projet : je prends la liberté de vous écrire en raison du péril autonomiste. Les fonctionnaires sont fort mécontents du blocage de leurs traitements, alors qu'aucune action n'est entreprise pour enrayer la hausse des prix. Depuis la faillite des Nouvelles Galeries, ceux-ci montent par suite d'une dangereuse concentration de la distribution. J'ai donc pensé qu'il nous fallait faire quelque chose qui puisse laisser espérer une baisse des prix pour un juste retour à la concurrence. C'est donc dans ce dessein que j'ai pris contact avec le mouvement Leclerc ".


18 mai 1977, il signe avec Marcel Lamarque une lettre au ministre de l'Education pour lui signaler " La grande misère de l'enseignement secondaire à La Réunion. " et lui demander des moyens en conséquence.

1978 Albert Ramassamy est choisi pour la deuxième circonscription. Mais s'il marque des points le PS ne réussit toujours pas à contrer politiquement le PCR.

1980, il est proviseur du lycée Leconte de Lisle, à Saint-Denis.

25 septembre 1983, Albert Ramassamy est élu au Sénat et au conseil régional de La Réunion la même année. Il exerce son mandat de sénateur dans cette assemblée parlementaire jusqu'au 1er octobre 1992. Il est alors membre de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale. Sénatoriales 1983 à La Réunion.

C'est surtout par ses articles qu'Albert Ramassamy s'oppose en son nom et en celui de l'ARDF, au dessein communiste, en 1982, lorsqu’elle fait rejeter l’Assemblée Unique, en 2000, quand, à son appel, plus de quinze mille personnes se rassemblent pour manifester contre certaines dispositions de la Loi d’orientation pour l’Outre-mer. La Loom prévoyait en effet la création d’un second département, la bidep. " Toucher au statut départemental, c’est commettre un sacrilège. Car le statut de département est le symbole de l’appartenance de la Réunion à la France ", dit Albert Ramassamy.

Albert Ramassamy retiré de la vie politique militante jouit d’une importante popularité, et ses points de vue sont toujours très appréciés dans la presse écrite locale.

 

 

 
 
   
  Voir les infos rajoutées sur cette page      Compléter les informations de cette page
   
  La dernière information ou le dernier commentaire de cette page : 
   
  Pas de commentaire ajouté


 
   
  Personnages célèbres de La Réunion :: rubrique :: Politique
 
   Pierre Joseph Bellier de Villentroy
Louis-Marie Bertrand Joseph de Villèle Philippe Panon-Desbassyns
Nicole Robinet de La Serve Charles Ogé Barbaroux Jacques Sully-Brunet
Marc Dejean de La Batie Jean-Baptiste Pierre Prosper De Greslan Aristide Patu De Rosemont
Sosthènes d'Armand de Chateauvieux Jules Geslin Théodore Drouhet
Alexandre de La Serve Louis Victor Louvart de Pontlevoye Jean Milhet Fontarabie
François Césaire de Mahy Dureau de Vaulcomte Félix Crépin
Jules Hermann Pierre Alype Édouard Le Roy
Louis Brunet Paul Vivien Gabriel Guist'hau
Jules Auber Lucien Gasparin Augustin Archambeaud
Charles Renaudière de Vaux Georges Boussenot Victor de Kermorvant
Auguste Brunet Léonus Bénard Raymond Vergès
Jean Chatel Jules Olivier Raphaël Babet
Fernand Colardeau Gaston Crochet Jean Hinglo
Frédéric Champierre de Villeneuve Marcel Cerneau Adrien Baret
Alexis de Villeneuve Gabriel Macé Isnelle Amelin
Léon de Lepervanche Paul Badré Joseph Peyret-Forcade
Marcel Vauthier Paul Alfred Isautier Michel Debré
Georges Repiquet Henry Sers Mario Hoarau
Valère Clément Marie Thérèse de Chateauvieux Raymond Mondon
Irénée Accot Pierre Lagourgue Jean Fontaine
Père René Payet Auguste Legros Albert Ramassamy
Raymond Barre Paul Bénard Éric Boyer
Paul Vergès Paul Moreau Alexis Pota
André Maurice Pihouée Louis Virapoullé Élie Hoarau
Jacqueline Farreyrol Christophe Payet André Thien Ah Koon
Claude Hoarau Jean Paul Virapoullé Michel Tamaya
Lylian Payet Wilfrid Bertile Bertho Audifax
Gilbert Annette Jean Claude Fruteau Camille Sudre
Edmond Lauret Anne Marie Payet Michel Vergoz
Huguette Bello Jean-Luc Poudroux Michel Fontaine
René Paul Victoria Laurent Vergès Gélita Hoarau
Pierre Vergès Nassimah Dindar Patrick Lebreton
Didier Robert Ericka Bareigts Thierry Robert
   
   
  Nb de connectés : 84 Tous droits réservés © 2002 / 2012
   
  Sites sur l'histoire :