Monseigneur Jacques Paul Antonin Fabre, Évêque de La Réunion du 26 novembre 1892 au 26 décembre 1919.

Monseigneur Jacques Paul Antonin Fabre.

- Nom : Jacques Paul Antonin Fabre.
- Naissance : 6 octobre 1837 à Nîmes département du Gard, France.
- Décès : 26 décembre 1919 à Pessac, près de Bordeaux, France.
- Fonction(s) :
- Prêtre.
- Évêque de La Réunion.


Jacques Paul Antonin Fabre est né le 6 octobre 1837 à Nîmes dans le département du Gard, France.

Aprés son séminaire, il est ordonné prêtre en 1862, nommé curé dans le diocèse de Paris.

Jacques Paul Antonin Fabre est nommé évêque de Saint-Denis de La Réunion le 26 novembre 1892, préconisé par S.S. Léon XIII dans le Consistoire du 19 janvier 1893, sacré le 25 avril de la même année. Il arrive à La Réunion en début d'année 1893, remplaçant Monseigneur Edmond Frédéric Fuzet nommé évêque de Beauvais.

Cathédrale de Saint-Denis

A sa manière, toute différente, Monseigneur Fabre marche sur la voie tracée par son illustre préfécesseur et s'efforce d'atténuer les tensions suscitées par les luttes politico-religieuse de cette époque. Ses bonnes dispositions permettent au diocèse de traverser sans dégats le séparation de l'Église et de L'Etat.

L’évêque Fabre est prudent il ne veut pas créer de remous et laisse les grandes affaires aux mains de l’abbé Pascal Champavier, vicaire général.

Septembre 1894, un décret du gouvernement décide la laïcisation de toutes les écoles de garçons de La Réunion, à la campagne, les écoles se voient accorder un délai jusque fin 1895. Dans toute l’île la population aide les religieux à ouvrir des écoles libres.

14 avril 1898, Monseigneur Fabre consacre solennellement l'église Notre Dame de La Délivrance à La Redoute, Saint-Denis.

Notre Dame de La Délivrance Saint-Denis La Réunion.

1902, la prudence épiscopale n'empêche pas une partie de la presse de lancer en 1902 une campagne virulente. Le Journal de La Réunion accuse Fabre d'être inutile. Il lui reproche de se réfugier dans sa résidence de Saint-François pour éviter la chaleur et limiter ses apparitions à la cathédrale à trois cérémonies par an.

" qui ne s’occupe de rien et qu’on ne voit jamais. Il ne vient que trois fois par an à la cathédrale pour pontifier et c’est tout ce qu’il fait ".

Le journal conclut en préconisant la suppression de l'évêché au profit d'une préfecture apostolique moins dispensieuse. Mais l'attaque fait long feu, l'intéressé ayant soin de rester à l'écart.

Alors, pour certains, supprimer l’évêché, puisque l’évêque ne remplit pas son rôle, ne serait pas une mauvaise idée.

En 1903 l’élection de Pie X en remplacement de Léon XIII, décédé, va marquer un tournant pour l’Eglise dans le monde politique français. Le nouveau pape ne continue pas l’oeuvre de son prédécesseur. Son principal souci est de défendre la foi de l’Eglise. Le changement d’axe, d’un pontificat à l’autre va aboutir à la rupture unilatérale par le gouvernement français du concordat de 1801. Cette loi est votée au Parlement le 9 décembre 1905. Elle proclame la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

A La Réunion Monseigneur Fabre réagit dés le 15 décembre 1905 :

" Dans quelle mesure, quand, et comment nous sera appliquée cette loi qui va bouleverser tant de choses ? demande-t-il. Nous ne le savons pas. Nous le saurons, quand on aura fini tant bien que mal de rédiger ce qu’on appelle un Règlement d’administration publique, règlement destiné à fixer le sort de l’Algérie et de nos trois petites colonies ".

Les craintes des évêques coloniaux sont quelque peu apaisées par le président Loubet qui leur affirme son opposition à l’extension et de la loi ; par ailleurs il ferait son possible pour s’y opposer.

Une partie du clergé de La Réunion refuse de déposer les armes contre la République laïque. Fabre y répond par le silence, installé au-dessus des luttes locales, l'évêque limite ses tournées pastorales, poursuit ses études historiques et littéraires, et laisse ses vicaires généraux administrer le diocèse.

Monseigneur Fabre a gouverné le diocèse de Saint-Denis pendant 20 ans. Il est rentré à Pessac, et a demandé à Rome de lui donner un successeur. Sur présentation du Supérieur général de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, le père de Beaumont est appelé à cette charge apostolique.

Monseigneur Georges Marie Joseph Bonnin de la Bonninière de Beaumont arrive le 12 avril 1918, il est alors le plus jeune évêque de France. Le 26 décembre 1919, Monseigneur Fabre meurt à Pessac. Mgr de Beaumont lui succède pleinement comme évêque de la ville de Saint-Denis.



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Dernière mise à jour : Samedi 17 Août 2019   Webmaster. Tous droits réservés © 2002 / 2019

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