De
retour à La Réunion en 1948, il est dès 1949, administrateur
de la paroisse de la Ravine-des-Cabris.
2 mars 1950, il crée
l’Union catholique de Saint-Louis qui a pour but de demander des
subventions à l’État, au Département et aux
communes, de solliciter des dons et des legs. Le conseil d’administration
de cette association régie par la loi de 1901 est constitué
par le petit groupe de volontaires
En mars 1950, l’association
décide de maintenir la crèche-pouponnière à
la cure de Saint-Louis et de construire l’hôpital d’enfants
sur le terrain d’un hectare et demi à Roches-Maigres ( Saint-Louis
), offert par Madame Stéphane Fontaine. Monsieur Charles Isautier
établira les plans. Pour trouver les financements nécessaires
à la construction, le Père Favron reprend la route. Il fait
appel à la générosité des fidèles en
parcourant les églises de l’île. La construction du
nouvel hôpital d’enfants commence en février 1952.
En mars 1953, l’établissement ouvre ses portes.
En 1951, le Père Favron
est nommé Directeur des Œuvres diocésaines.
1951, le Père Favron
décide de créer un hospice pour vieillards, il achète
à Monsieur Patrice Poudroux un terrain de quinze hectares à
Bois
d'Olive. L’hospice ouvre ses portes le 1er juillet 1952 et accueille
peu à peu l’ensemble des vieillards abandonnés des
alentours. Il prend le nom de Foyer Albert Barbot.
13 septembre 1954, le conseil
d’administration décide de changer l’intitulé
de l’Association catholique de Saint-Louis, jugé trop restrictif.
Elle portera désormais le nom d’Union des Oeuvres sociales
réunionnaises (U.O.S.R.). Charles Isautier devient vice-président.
En 1956, pour aider les travailleurs
ruraux à sortir de l’extrême précarité
de l’habitat, en collaboration avec un autre curé bâtisseur,
le Père Gonthier, le prêtre de Bois d’Olive se lance
dans une campagne pour l’habitat social en zone rurale. Ils expérimentent
une "coopérative d’habitat rural dans les Hauts"
à Sainte-Anne. Cette opération donne "le village-pilote
de Cambourg". Inauguré en 1958, ce hameau regroupe 132 familles,
disposant chacune de 2 à 3 hectares.
En 1956,
les transformations visant à augmenter la capacité des soins
et à améliorer la qualité d’accueil, commencent
au Foyer Albert Barbot. Il reçoit l’agrément pour
un programme de construction de cinquante pavillons (cinq cents lits)
pour l’hébergement des personnes âgées et des
infirmes. De 1958
à 1968, 102 maisons seront bâties à Bois d’Olive,
ainsi qu’un économat, puis une église de 1 500 places
à la limite du site.
1968, au Foyer Albert Barbot,
une nouvelle structure, l’Institut médico-pédagogique,
prend en charge 80 garçons déficients mentaux. Une nouvelle
crèche, construite sur un terrain donné par M. René
Isautier, ouvre à Saint-Pierre. Depuis quelque temps, le Père
Favron ressent une fatigue qui le décide à prendre un peu
de repos en Métropole. Il quitte la Réunion le 8 mai 1968.
Mais jour après jour, son état de santé se détériore.
Il est hospitalisé pour des examens approfondis à l’hôpital
de Nantes où l’on diagnostique une hyperglobulémie.
Le révérend
Père René Favron s’est éteint à 11 heures
le mercredi 19 juin 1968. Il avait cinquante-sept ans, dont vingt-neuf
consacrés à la Réunion, au service de l’église
et des pauvres.
Le 3 juillet 1968, la dépouille
mortelle arrive par avion, l’enterrement est prévu le 6.
Sur cette terre de Bois d’Olive, ils sont des milliers : femmes,
enfants, vieillards, malades, anciens combattants des bons et des mauvais
jours, silencieux, les visages graves, les yeux pleins d’innombrables
larmes, venus de toute l’île se recueillir.
La messe célébrée
par Monseigneur Guibert, évêque de la Réunion, assisté
de Monseigneur de Langavant et de nombreux prêtres, est suivie avec
grande émotion. Il repose près de la chapelle qu’il
a bâtie, la chapelle notre dame de Lourdes à Bois d'Olive.
Source : La Fondation Favron. Site Internet : http://www.favron.org/
|