Histoire le Père René Favron son oeuvre à La Réunion.

Père René Favron.

Homme d'église.

Père René Favron.

Père René Favron


Tombe du père René Favron à Bois d'Olive.


Chapelle Notre Dame de Lourdes à Bois d'Olive.

- Nom : Favron.
- Prénom(s) : René Jean-Baptiste.
- Naissance : 23 mai 1911 à Baguer-Morvan, Ille-et-Vilaine.
- Décès : 19 juin 1968 à Nantes.
- Ordination sacerdotale : 25 mars 1939.



René Jean-Baptiste Favron est né le 26 mai 1911 à Baguer-Morvan, dans le département d'Ille-et-Vilaine. Son père Célestin Mathurin Favron est agriculteur.

En 1921, sa mère Marie-Joseph décède, Il est alors élevé par sa tante avec son frère Célestin et sa soeur Marie.

1923, le jeune René Favron, il a douze ans, quitte sa famille pour faire des études au petit séminaire des Rédemptoristes de Mouscron en Belgique non loin de tourcoing.

1925, son père décède, l’année suivante, il tombe malade et doit quitter le séminaire pour revenir dans sa famille. Quand sa santé s’améliore il reprend ses études au collège et à dix-huit ans, entre dans la congrégation des Eudistes de Lébisey, près de Caen, pour faire son noviciat.

Il part ensuite à Rome faire des études de théologie à l’Université grégorienne. mais la maladie le frappe à nouveau et le contraint à interrompre ses études. Pendant deux ans, il ira d’hôpitaux en cliniques puis en maison de santé, avant d’être rétabli. A cause de son état de santé, les Eudistes refusent de le recevoir à nouveau dans leur congrégation. Il rentre alors chez les Pères du Saint-Esprit à Saintllan.

Le 29 mars 1939, il reçoit l’ordination sacerdotale.

Ordonné prêtre, il souhaite se rendre utile dans une terre de mission, il demande à l'évêque de La Réunion Monseigneur de Langavant à être rattaché au diocèse de Saint-Denis de la Réunion.

Le 17 juin 1939, le Père Favron arrive à la Réunion.

Il est d'abord vicaire au Tampon, par la suite curé aux Colimaçons avant de rejoindre la Chaloupe Saint-Leu. Il entreprend en 1940 la construction de l’église Saint Christophe de La Chaloupe Saint-Leu, le dimanche 29 décembre 1940, en présence de Monseigneur François-Emile-Marie Cléret de Langavant est posée la première pierre de l'église de La Chaloupe Saint-Leu. Pendant les travaux sept ouvriers sont ensevelis, deux trouvent la mort, le Père Favron se sent responsable de cette accident, une épreuve difficile pour lui.

En juillet 1943, il rejoint la paroisse de Saint-Louis.

1946, il fonde à Saint-Louis un petit hôpital d’enfants, qui s’installe dans les dépendances de la cure de Saint-Louis, un groupe de bénévoles l'aide dans sa tâche, le docteur Dambreville soigne gracieusement les enfants, les commerçants de la ville approvisionnent la petite structure.

1946, il décide la construction d'une chapelle en bois dans les hauts de Saint-Louis aux Makes.

Après avoir mis en place dans le diocèse la " Légion de Marie ", il part de 1947 à 1948 poursuivre cette mission à Madagascar, dans l’ex-Congo belge, puis au Gabon et au Cameroun.

De retour à La Réunion en 1948, il est dès 1949, administrateur de la paroisse de la Ravine-des-Cabris.

2 mars 1950, il crée l’Union catholique de Saint-Louis qui a pour but de demander des subventions à l’État, au Département et aux communes, de solliciter des dons et des legs. Le conseil d’administration de cette association régie par la loi de 1901 est constitué par le petit groupe de volontaires.

En mars 1950, l’association décide de maintenir la crèche-pouponnière à la cure de Saint-Louis et de construire l’hôpital d’enfants sur le terrain d’un hectare et demi à Roches-Maigres ( Saint-Louis ), offert par Madame Stéphane Fontaine. Monsieur Charles Isautier établira les plans. Pour trouver les financements nécessaires à la construction, le Père Favron reprend la route. Il fait appel à la générosité des fidèles en parcourant les églises de l’île. La construction du nouvel hôpital d’enfants commence en février 1952. En mars 1953, l’établissement ouvre ses portes.

En 1951 le Père Favron est nommé Directeur des Œuvres diocésaines.

1951, le Père Favron décide de créer un hospice pour vieillards, il achète à Monsieur Patrice Poudroux un terrain de quinze hectares à Bois d'Olive. L’hospice ouvre ses portes le 1er juillet 1952 et accueille peu à peu l’ensemble des vieillards abandonnés des alentours. Il prend le nom de Foyer Albert Barbot.

13 septembre 1954, le conseil d’administration décide de changer l’intitulé de l’Association catholique de Saint-Louis, jugé trop restrictif. Elle portera désormais le nom d’Union des Oeuvres sociales réunionnaises (U.O.S.R.). Charles Isautier devient vice-président.

En 1956, pour aider les travailleurs ruraux à sortir de l’extrême précarité de l’habitat, en collaboration avec un autre curé bâtisseur, le Père Gonthier, le prêtre de Bois d’Olive se lance dans une campagne pour l’habitat social en zone rurale. Ils expérimentent une "coopérative d’habitat rural dans les Hauts" à Sainte-Anne. Cette opération donne "le village-pilote de Cambourg". Inauguré en 1958, ce hameau regroupe 132 familles, disposant chacune de 2 à 3 hectares.

En 1956, les transformations visant à augmenter la capacité des soins et à améliorer la qualité d’accueil, commencent au Foyer Albert Barbot. Il reçoit l’agrément pour un programme de construction de cinquante pavillons (cinq cents lits) pour l’hébergement des personnes âgées et des infirmes. De 1958 à 1968, 102 maisons seront bâties à Bois d’Olive, ainsi qu’un économat, puis une église de 1 500 places à la limite du site.

Le 28 décembre 1961, le père Favron est fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Le 26 janvier 1962, le ministre Soustelle lui remet l'étoile d'Anjouan.

1968, au Foyer Albert Barbot, une nouvelle structure, l’Institut médico-pédagogique, prend en charge 80 garçons déficients mentaux. Une nouvelle crèche, construite sur un terrain donné par M. René Isautier, ouvre à Saint-Pierre. Depuis quelque temps, le Père Favron ressent une fatigue qui le décide à prendre un peu de repos en Métropole. Il quitte la Réunion le 8 mai 1968. Mais jour après jour, son état de santé se détériore. Il est hospitalisé pour des examens approfondis à l’hôpital de Nantes où l’on diagnostique une hyperglobulémie.

Le révérend Père René Favron s’est éteint à 11 heures le mercredi 19 juin 1968. Il avait cinquante-sept ans, dont vingt-neuf consacrés à la Réunion, au service de l’église et des pauvres.

Il avait dit, peu de temps avant sa mort : "En tant que prêtre sorti d'une famille humble, je suis persuadé que la meilleure façon d'atteindre les âmes c'est encore de participer à la vie matérielle de mes fidèles, non seulement en paroles, mais en actes. Et c'est pourquoi je me suis lancé dans le travail social et constructif, voici plus de 20 ans. Mes regrets sont de ne pas avoir commencé plus tôt, ne pas avoir fait davantage, ne pas avoir mieux fait..."

Le 3 juillet 1968, la dépouille mortelle arrive par avion, l’enterrement est prévu le 6. Sur cette terre de Bois d’Olive, ils sont des milliers : femmes, enfants, vieillards, malades, anciens combattants des bons et des mauvais jours, silencieux, les visages graves, les yeux pleins d’innombrables larmes, venus de toute l’île se recueillir.

La messe célébrée par Monseigneur Guibert, évêque de la Réunion, assisté de Monseigneur de Langavant et de nombreux prêtres, est suivie avec grande émotion. Il repose près de la chapelle qu’il a bâtie, la chapelle notre dame de Lourdes à Bois d'Olive.

Source : La Fondation Favron. Site Internet : http://www.favron.org/




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