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Pierre Edouard Augustin Archambeaud.
Homme politique, conseiller général, député de La
Réunion de 1907 à 1914.
Maire de Saint-Pierre de 1902 à 1912 et de 1926 à 1937.
Augustin Archambeaud né à Saint-Pierre La Réunion le 17 mars 1868, décède
21 août 1937 à Saint-Pierre. |
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Pierre
Edouard Augustin Archambeaud est né à Saint-Pierre île de la
Réunion le 17 mars 1868. Il est le fils de l'avoué Edouard Archambeaud
et de Jeanne-Louise, née Burel.
Augustin Archambeaud obtient
le diplôme de docteur en médecine et épouse une fille de la riche famille
Coat de Kervéguen. Il installe par la même occasion son cabinet à Saint-Pierre.
Le 1er octobre 1898, un arrêté
le nomme ordinaire suppléant de la santé. Très vite il se laisse gagner
par le virus de la politique qui lui tend les bras.
Le 19 août 1900, il est élu
conseiller général de Saint-Pierre.
3
mars 1901, lors de l'élection municipale partielle à Saint-Pierre,
il est nommé premier adjoint du maire de Saint-Pierre Jules Hermann.
22
juin 1902, sa liste républicaine remporte les élections
municipales, a 34 ans il devient maire de sa commune natale Saint-Pierre.
Suite
au décès en 1906 de François de Mahy, député
de la deuxième circonscription de La Réunion, Augustin Archambeaud
se présente à l'élection législative partielle.
Le 27 janvier 1907, il est largement
élu député de la deuxième circonscription dès le premeir tour tour
de scrutin. Et ce avec plus de 6 500 voix d’avance sur son concurrent
Auguste de Villèle.
Il se représente aux
législatives de 1910, il est réélu dès le
premier tour. Député, ses priorités sont d’améliorer le sort des prolétaires
et de protéger les produits réunionnais sur le marché métropolitain. I
s’élève aussi contre le rattachement de la Réunion à Madagascar et considère
la perte de prestige de son île comme une injure de la part de la métropole.
Il est inscrit au groupe de l’Union républicaine et est un membre très
actif de diverses commissions et en particulier de celles qui intéressent
le budget des colonies. Législatives
de 1910 à La Réunion.
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Archambeaud ou Archambaud
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En
février 1914, Augustin Archambeaud annonce officiellement à ses électeurs
qu’il s’installe à Tamatave et qu’il ne demandera pas un 3ème mandat de
député.
10 ans après, le docteur
Archambeaud revient à l’affiche dans la politique réunionnaise.
1924, il se présente
aux élections législatives de La Réunion, le mode
de scrutin de liste est en vigueur, il créé une liste avec
son ami Jules Palant, professeur de philosophie au lycée Leconte
de Lisle de Saint-Denis, vénérable de la Loge l'Amitié
et secrétaire général du parti radical et radical-socilaliste.
Les deux candidats entament une pré-campagne, Palant dans le nord
et Archambeaud dans le sud. Le thème qu'ils choisissent est celui
de l'étouffement du suffrage universel dans la Colonie. Ils dénoncent
l'élections des deux députés sortants Lucien
Gasparin, et Georges
Boussenot par la fraude en 1919. Mais ils ne sont pas crédibles,
Palant a été le faiseur des élections, l'organisateur
des pressions administratives, le spécialiste de la composition
des bureaux de vote. Archambeau à créé un syndicat
des 1 800 familles composés des petits agriculteurs qui vivent
sur ses terres et qui lui servent de masse de manoeuvre électorale
connue sous le nom de " cohortes des Comoriens ", dès
sa première élection, en 1906, l'importance du nombre des
électeurs décédés dont les noms avaient été
émargés lui ont valu le surnom " d'élu des morts
". Les élections légisatives de 1924 sont exceptionnelles
par la longueur de la campagne, le nombre de coups de théâtre,
la vigeur de la polémique. En mai 1924, en pleine campagne, le
réunionnais Auguste
Brunet pose sa candidature à la députation, les listes
éclatent, le duo Augustin Archambeaud et palant se retire. Les
élections législatives de 1924 à La Réunion.
1924 aux élections
municipales il récupére son fauteuil de premier magistrat de Saint-Pierre,
grâce à une confortable avance de 700 voix sur le maire sortant, son ancien
adjoint Victor le Vigoureux.
Le 17 octobre 1926, il retrouve
également son siège de conseiller général. Il sera d’ailleurs réélu à
ce poste en 1928 et en 1934. Tout comme il sera réélu maire de Saint-Pierre
le 28 avril 1929 et en 1935.
Augustin Archambeaud s’éteint
le vendredi 21 août 1937 dans sa maison du n° 26 de la rue de la Plaine.
Cette rue porte aujourd'hui son nom.
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