Source thermale de Cilaos île de La Réunion.

Source thermale de Cilaos. Établissement thermal Irénée Accot.

A voir. A faire. A visiter à Cilaos La Réunion.



Photo Therme de Cilaos île de La Réunion


Source thermale Cilaos photo : Pierre Etienne Cuinier.


Thermes de Cilaos.


Établissement thermale Irénée Accot Cilaos.


Établissement thermale Irénée Accot.


Source thermale de Cilaos.

Source thermale de Cilaos.

- Nom : Établissement thermal Irénée Accot.
- Situation : Route du Bras Sec Cilaos.
- Ville : Cilaos.
- Commune : Cilaos.



Établissement thermal Irénée Accot.

Deux sources d’eau minérale naturelles alimentent l’établissement thermal : La source Véronique et la source Irénée. Les eaux thermales de ces sources captées en profondeur afin de conserver leur pureté appartiennent à la catégorie des eaux carbo-gazeuzes à dominance bicarbonatée sodique magnésienne et calcique, légèrement sulfatées, très ferrugineuses et très faiblement radioactives. Leur minéralisation totale est comprise entre 1 200 et 1 700 mg/l. Cette minéralisation élevée résulte de plusieurs héritages cumulés au cours de la traversée des couches profondes de la terre.

Cette composition leur vaut d’être recommandée officiellement dans la prévention et le traitement des affections suivantes :
- Rhumatologie et séquelles de traumatisme ostéo-articulaires.
- Maladies de l’appareil digestif et maladies métaboliques.

La source « Véronique » réservée aux cures de boisson jaillit à 31o C avec un débit de 11 000 litres/heure.

La source « Irénée » réservée aux soins externes jaillit à 37o C avec un débit de 7 000 litres/heure.



Histoires des sources de Cilaos.

L'existence des sources thermales de Cilaos était probablement connue des Noirs marrons réfugiés dans le cirque au 18ème siècle.

D’après le géographe Defos du Rau, on commence à parler des sources de la rive droite du Bras des Etangs en 1816. En mission pour le gouverneur Milius, Bréon, naturaliste du Roi et directeur du jardin colonial de Saint-Denis, et Sénac, médecin à Saint-Louis, les localisent exactement en 1819. Des échantillons sont prélevés et envoyés en France pour analyse. Les résultats de Vauquelin et Alibert sont communiqués dans le Dictionnaire des Sciences Médicales de 1829.

En 1826, le directeur de l’Intérieur, Betting de Lancastel s’enquiert des possibilités de leur exploitation et dans les années qui suivent les premiers baigneurs apparaissent dans le cirque.

Le décret colonial du 2 septembre 1840 concernant les terres du domaine situées à Cilaos décide que les eaux minérales et thermales, ainsi que les terres qui les avoisinent, ne peuvent être concédées et restent propriétés du domaine.

Le premier établissement thermal est des plus rudimentaires : six baignoires naturelles creusées dans le lit de la ravine, où les sources chaudes sourdent à une température variable d’un bassin à l’autre ( de 32 à 38°5, suivant les saisons et les auteurs ). L’eau y est renouvelée après chaque bain. Assez vastes pour contenir une famille entière, les piscines sont couvertes d’un toit de paille, séparées par des cloisons de paille et fermées par un rideau que le baigneur doit apporter avec lui. Seul mobilier disponible : un escabeau de bois et une barre transversale pour y suspendre les habits.

A distance des bains, les malades disposent de trois buvettes : une d’eau chaude à 38° très fréquentée, une à 29° 5 derrière les baignoires, et une plus froide ( entre 20° et 25° ) située sur la rive gauche et en amont des thermes, négligée par les curistes, en dépit de ses qualités digestives, toniques et fortifiantes recommandées par le Docteur Jean-Marie Mac-Auliffe.

Les visiteurs n’ont, au début, d’autre choix que de loger chez l’habitant réputé pour sa grande hospitalité. Puis des logements en bois sont construits à proximité et peuvent accueillir, en 1863, jusqu’à cinquante personnes. Avec la hausse de fréquentation, des améliorations y sont apportées, afin de mieux satisfaire le besoin de confort des baigneurs.

Les touristes plus aisés, généralement des bourgeois créoles de Saint-Denis ou de Saint-Paul, sont soit hébergés à l’hôtel ouvert depuis les années 1870, soit ils disposent d’une résidence de « changement d’air », en vue de se refaire une santé sous les effets favorables du climat d’altitude.



La modernisation des thermes.

A la fin du 19ème siècle, la construction d’un véritable établissement thermal devient indispensable. Les travaux dirigés par l’ingénieur colonial, Dumesgnil d’Engente, se déroulent de 1895 à 1897.

Le nouveau bâtiment est en bois, recouvert de bardeaux et possède un soubassement en maçonnerie. S’étendant sur 115 m², il comporte dix pièces dont une salle d’attente, une salle de douches reliée à une salle où se trouve l’étuve à vapeur et enfin, sept chambres équipées de baignoires émaillées et d’une fenêtre. Ces baignoires sont alimentées par deux réservoirs.

La gamme des soins dispensés est améliorée ; en plus des bains, la salle d’hydrothérapie dispose de douches en hache, à pomme d’arrosoir, à queue de cheval, ascendante et circulaire pour le siège.

Les douches écossaises, la sudation et les massages y sont pratiquées, tandis qu’en 1901, des appareils à inhalation et à douches pharyngiennes sont installés dans un pavillon annexe pour le traitement des pharyngites chroniques.

En 1898, la colonie reprend l’exploitation des sources thermales à la commune de Saint-Louis et en confie la conservation, l’entretien, la surveillance et la police au service des Eaux et Forêts. Le service des Ponts et Chaussées est chargé d’entretenir et d’améliorer les bâtiments et le matériel.

A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, les baigneurs viennent de plus en plus nombreux tester l’efficacité thérapeutique des eaux de Cilaos.

Celles-ci, grâce à leur composition, sont indiquées à cette époque dans le traitement du rhumatisme chronique, de l’arthrite, de la goutte, de la névralgie sciatique, des névroses telles que l’hystérie, l’hypocondrie ou la neurasthénie, des maladies de la moelle épinière dont la paraplégie des nouvelles accouchées, des deux premières formes du béribéri, de l’anémie, de la chlorose, de l’hypertrophie de la rate et du foie, de la dysenterie chronique, de la gastrite chronique, du diabète, de la gravelle, de la néphrite chronique et enfin des inflammations et infections de l’utérus. Nous devons ces informations médicales au Docteur Jean-Marie Mac-Auliffe, qui fut le premier médecin-résident de la station thermale, de 1900 à sa mort en 1908 : Cilaos pittoresque et thermal, Guide médical des eaux thermales (1902).

Devant l’affluence des curistes, il devient nécessaire d’améliorer l’accès au cirque, qui jusqu’à présent se limite à un étroit et vertigineux chemin de piétons, que l’on parcourt à pied, à cheval ou en chaise à porteurs. Ainsi, une route carrossable est tracée entre 1927 et 1931, inaugurée en 1932, rompant l’isolement dans lequel Cilaos était cloisonné.

Il en résulte qu’en 1935, c’est à Cilaos que Mauriciens et Malgaches viennent en cure ; qu’ensuite, en 1945, c’est le seul établissement thermal qui subsiste à La Réunion. Or, en 1948, il est entièrement détruit par un cyclone.

Le maire de la commune de Ciloas Irénée Accot lance les travaux pour la construction d'un nouvel établissement thermal.

Il faut attendre 1988 pour qu’un établissement moderne soit ouvert en amont des anciens thermes, au-dessus de l’église : l’Établissement thermal Irénée Accot.


Dernière mise à jour : Samedi 27 Mai 2017   Webmaster. Tous droits réservés © 2002 / 2017

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